Grégory Cordero : vendre en direct avec les réseaux sociaux c’est possible !

Dans cette vidéo Grégory nous parle d’un sujet trop peu évoqué encore à ce jour en location courte durée : comment utiliser les réseaux sociaux pour connecter nos voyageurs à la découverte d’un territoire et avoir ainsi une des stratégies de vente en direct parmi les plus puissantes.

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Bonjour et bienvenue sur la chaîne J’affiche Complet, la chaîne qui aide les loueurs saisonniers et les gestionnaires d’hébergement saisonniers à devenir des entrepreneurs sereins et ultra-rentables. Aujourd’hui, j’accueille un invité à qui j’ai écrit à de nombreuses reprises en lui disant : « S’il te plaît j’aimerais vraiment t’interviewer, je te propose de t’interviewer. » Et là, mon Dieu, mais je suis tellement contente de pouvoir aujourd’hui l’interviewer. Vous allez voir, on va partager des choses extrêmement intéressantes. Et surtout, ce qui m’intéresse, c’est que c’est un sujet et un discours que j’ai rarement pu traiter sur la chaîne. Donc, restez avec nous, vous allez voir, c’est vraiment intéressant. L’invité d’aujourd’hui a tout plaqué à 27 ans, et s’est dit « C’est fini, je veux créer mon entreprise. » Il avait une envie de liberté, il avait envie d’une relation peut-être plus équilibrée, d’égale à égale avec ses clients, et c’est par l’entrepreneuriat qu’il a trouvé ça. Et ce qui est très intéressant, c’est que dans nos échanges, il m’a parlé d’une hypersensibilité qui lui donne une vraie acuité dans son travail, aujourd’hui, pour avoir une démarche qui donne vraiment une âme aux hébergements saisonniers, quelque chose de vraiment sincère et d’authentique. Et c’est ce dont on va parler aujourd’hui. Vous allez voir, c’est passionnant ! L’émotion la plus pure, c’est ça qu’il cherche dans son travail. Et pour terminer, c’est quelqu’un qui est un optimiste convaincu, et qui est toujours très positif. Et ça, c’est très important quand on communique sur les réseaux sociaux. Je suis ravie d’accueillir aujourd’hui Gregory Cordero ! 

−       Bonjour Gregory. 

−        Bonjour, merci beaucoup pour ton accueil. Et encore une fois, c’est un plaisir de pouvoir discuter, parce qu’on a des activités complémentaires, et je pense que tu partages comme moi le goût de l’optimisme aussi, et de faire vraiment le travail avec beaucoup de sensibilité. On en parlait en off, je pense que ce fil rouge de l’hypersensibilité, elle est importante dans nos métiers où il faut accueillir du monde, quand on est en hébergement touristique. Les hébergeurs accueillent du monde. Donc, comment le transmettre ? Comment les aider à distance ? C’est, je pense, tout l’enjeu. 

−       Exactement. Alors, pour ceux qui peut-être ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux nous présenter ton parcours ?

−        Je suis né dans le pays des cigales. Est-ce que tu vois un petit peu où c’est ?

−        Quiz de géographie. Je ne suis pas sûre d’être au niveau. Je dirais le sud, mais tu vois, là, je ne me mouille pas trop quand je dis ça.

−        En Provence.

−       Ah, oui, la Provence ! 

−       En Aix-en-Provence. Donc, j’ai grandi là-bas, et j’ai fait toutes mes études là-bas. Donc, jusqu’à 2 masters en journalisme et communication, et par la suite, je suis parti un petit peu au fin fond de la France, dans le Massif central, puis dans les Alpes, pour des hébergements touristiques. Alors, à l’époque, j’étais sous l’égide d’un patron avant de me lancer à mon compte, pour faire mes armes. Du coup, petit à petit, effectivement, on en parlait tout à l’heure, cette idée de vouloir faire quelque chose dont on a un certain feu sacré en fait. De mon côté, à la fin, dans mon travail je me disais « Ce sacré, il est en train de se consumer. Comment raviver la flamme ? » Et cette flamme, je l’ai trouvée grâce à l’entrepreneuriat.

−        Effectivement. Intéressant. Pour beaucoup de personnes qui se lancent en gîte, en maison d’hôtes, et même en tant qu’investissement immobilier, c’est vrai que c’est souvent un changement de vie. C’est même très souvent aussi un nouveau projet de vie. Ça peut faire peur, tu vois, de se jeter dans le vide. C’est quelque chose que tu as fait. Qu’est-ce qui t’a donné la force de le faire ? Qu’est-ce qui t’a permis de passer le pas ? Parce que ce n’est pas facile, quand même. 

−       Qu’on soit consultant en communication ou en hébergement touristique, on est face à un obstacle, ou en tout cas un enjeu. C’est du déclic de passer le pas vers l’entreprise, donc de lancer tout simplement les dossiers, de signer et d’y aller en autoentreprise ou avec d’autres structures. Et du coup, il y a un fil rouge à tout ça : c’est cette dimension d’inconnus. Comment gérer cet inconnu-là ? Comment faire en sorte que l’on n’ait pas peur de cet inconnu-là ? Alors, il faut sacrément baliser les choses pour ne pas se planter, premièrement, et pour ne pas avoir peur du moindre truc, c’est-à-dire que j’ai quand même un parachute sur le dos. Donc ça, c’est important de baliser. Et dans ce balisage de garder cette part de créativité, d’improvisation, une sorte de bordel organisé quelque part ou à l’intérieur d’une salle. On peut faire ce qu’on veut, mais au moins on fait des choses qui nous plaisent et c’est un peu l’idée. C’est de partir optimiste, de se dire dans tous les cas entre guillemets « je n’ai rien à perdre » alors attention il y a pas mal d’hébergement touristique qui joue gros parce qu’ils ont derrière beaucoup d’investissements à faire et ça, c’est aussi, je pense, la magie de ton métier à toi de les aider à maximiser aussi le chiffre d’affaires par des méthodes qui sont très intéressantes et du coup cette dimension d’investissement elle est aussi morale, elle est aussi psychologique et il ne faut pas la minimiser. Et pour ne pas la minimiser, il faut bien se préparer et se dire « OK, il va m’arriver ça. » Les premiers mois ça va être la jungle absolue : se démarquer, sortir du lot, tirer profit un peu du réseau aussi qu’on va créer, mais toujours, je pense, avec cette dimension d’authenticité. 

−       Les deux.

−       Ne pas avoir peur de l’inconnu même si ça fait très peur et que bien sûr c’est un investissement, mais l’investissement, voilà, on n’a qu’une seule vie entre guillemets drôlement. Donc on y va, qu’est-ce qu’on a à perdre ? On y va, on essaye d’y aller pas à pas, de ne pas se brûler les ailes non plus et je pense pour finir de répondre à ta question sur comment on se lance. Ne pas imaginer qu’on va être très vite très haut, et si on arrive très vite très haut, ne pas penser que ça va durer. Surtout, ne pas penser ça, parce que ça ne dure qu’un temps et qu’il faut sans cesse se remettre en question et sans cesse s’oxygéner avec des nouveautés que ce soit dans mon métier comme dans celui de l’hébergement touristique bien sûr. 

−       Oui c’est vrai, tu as raison de le rappeler, mais je pense que ça fait peur à certains, déjà, peut-être, d’avoir un succès tout de suite, ou de rester en veille sur ce qu’on fait, sur l’activité. C’est vrai que c’est important. Est-ce que tu peux nous parler de ton expertise ? 

−        Aujourd’hui de mon côté, j’essaye de connecter le monde réel, les terroirs de France en général puisque ce sont des hébergements touristiques en France, les terroirs avec le virtuel. Comment créer des passerelles, mais dans les deux sens ? Comment donner envie aux hébergements touristiques qui sont dans leur campagne, dans leurs montagnes, dans leur ville ? De donner envie aux internautes qui sont autant chez eux, qui sont abreuvés de Netflix, qui sont abreuvés de Disney, d’Amazon prime, qui sont toujours sur les réseaux ? Comment leur donner envie de revenir sur la terre ferme ? Donc j’utilise effectivement beaucoup les réseaux sociaux, dans ce coaching, dans mes consultations, pour leur dire « OK on va parler du digital. »  Mais il y a une fin à tout ça, c’est de donner envie aux gens de venir chez vous dans le monde réel, c’est tout. Demain, on doit communiquer dans un autre univers, le métavers, et on partira là-bas, mais avec cette volonté de revenir les pieds sur terre dans le monde réel c’est un peu le but. Et aujourd’hui, effectivement, la spécificité de ce que je propose en tant qu’experte, c’est vraiment de faire une sorte de contrôle technique d’une page Facebook, d’une page Instagram, et de regarder un peu ce qui marche et ce qui ne marche pas toujours avec bienveillance. Donc, comprendre pourquoi on a utilisé tel mot, tel visuel. Est-ce que ce mot va marcher ? Est-ce qu’on aurait pu trouver mieux ? Est-ce que ce sujet va marcher ? Est-ce qu’on est redondant ? Tout ça, c’est aujourd’hui, vraiment, le cœur du métier.

−        En fait, ce que je trouve super intéressant c’est qu’avec ce que tu fais : tu nous reconnectes concrètement à un voyage en fait parce que c’est vrai que je trouve qu’on pourrait le perdre de vue un peu parce que quand on lance son projet encore une fois quel qu’ils soient, gîtes, maisons d’hôtes ou un investissement appartement, on est souvent beaucoup dans la technicité. On se dit : « Bon, en numéro un, il faut que je fasse les travaux, la déco, les arrivées, les départs. » On fait étape par étape et puis d’un coup je trouve que le travail que tu fais nous remet un peu les pieds sur terre de nous dire « OK, ouais, en fait ce qu’on fait c’est accueillir des voyageurs dans un terroir, un patrimoine. » Des choses à découvrir autour de chez moi et en fait c’est ça qu’on fait. Avoir quelqu’un comme toi, qui nous remets un peu le doigt dessus en disant « Est-ce que, vraiment, vous connectez nos voyageurs à cette réalité-là ? » Et je trouve que c’est vraiment important en fait, on peut avoir tendance à oublier ça. 

−       Avoir tendance à oublier ça, surtout en période de pandémie où on a été confiné, peut-être que ce n’est pas fini. On verra comment ça évolue. Et du coup, il y a plus cette démarche passée de devoir être auto centrée sur son hébergement touristique tout le temps : 100 % des publications doivent absolument parler de la chambre d’hôtes, de mon petit-déj. Ça, j’ai envie de dire que ça fait partie des petits pièges, dans lesquels ne pas forcément tomber, d’être trop autocentré sur son hébergement. Et ouvrir un peu les horizons, c’est de parler un peu d’autres choses. Alors, on n’en parle pas n’importe comment des autres choses justement. Et c’est ça aussi ce métier-là, ces expériences que j’essaye de donner c’est : « OK vous allez trouver plein de choses sur Google, vous allez savoir utiliser un hashtag, par exemple, où vous allez savoir parler de votre petit déjeuner. » Mais comment sortir du lot ? Comment vous démarquer ? Comment tourner le sujet de sorte à le rendre vraiment original et faire en sorte que derrière l’originalité permet des réactions ? Qui dit réaction, dit normalement visibilité, et qui dit visibilité, dit potentiellement réservation directe. Potentiellement, on y reviendra bien sûr ! 

−       Mais c’est intéressant, tout à l’heure quand on a échangé, on a employé une terminologie, on a dit c’est vraiment donner une âme en fait à l’hébergement et je trouve ça vraiment intéressant. C’est vrai que même des conciergeries de location saisonnière par exemple, peuvent vraiment profiter de tous ces conseils-là parce que plus que jamais, quand on est une conciergerie qui couvre plusieurs parties d’une ville, il ne faut pas donner envie de venir sur le territoire en fait.

−        C’est vraiment le mot là, tu mets le doigt sur un mot qui est important : c’est le mot de territoire, le mot terroir, le mot authenticité. Il est un peu galvaudé ? Je parlerai plus aujourd’hui de sensorialité, de transmettre des sens de l’émotion à travers des contenus. Ce n’est pas évident tous les jours. On peut se tromper tous les jours, on peut faire fausse route et toute la démarche c’est ça. C’est de se dire : « Bon OK là j’ai en face de moi un gîte qui est en panne d’inspiration. Comment je peux l’aider ? »  Mais aussi j’ai un gîte devant moi qui a trop d’idées, comment je peux le canaliser ? Ça va dans les deux sens, ce n’est pas parce que la personne est créative qu’elle va forcément être efficace donc c’est tout ce panel-là sur des sujets autour d’eux. Comment trouver l’inspiration sur les réseaux sociaux ? Comment avoir des compétences un peu plus originales que le simple hashtag et la simple photo de son hébergement ? Comment aller plus loin que ça ? Comment créer une jolie histoire, un joli récit autour de tout ça ? Comment donner une âme ? J’en parlais tout à l’heure et je pense que ça passe par le visuel, mais également, et ça j’en suis convaincu depuis que je le vois, c’est par les mots. C’est vraiment quelque chose qui me tient à cœur, c’est vraiment la magie des mots, il y a des mots qui vont faire qu’il va se passer quelque chose, alors qu’avec certains mots, par contre on va passer totalement à côté d’une émotion. Donc le visuel c’est important aujourd’hui. Mais ne pas oublier tout ce qu’il y a autour même. Quand on crée un film, derrière un film, derrière une vidéo, il y a un scénario et ce scénario on va le créer avec des mots. Donc, revenir vraiment à l’essence même de la communication. Quels mots utiliser pour donner envie aux gens de venir ? Pourquoi ne pas partager un petit bout d’aventure chez nous ?

−       Oui. Est-ce que tu penses que ça marche pour tout le monde ? Je te donne l’exemple le plus caricatural. Moi, je suis originaire d’un village de 3000 habitants qui s’appelle la Séguinière à côté de Cholet.  Admettons que quelqu’un achète un studio à la Séguinière. Tu penses qu’on peut vraiment le faire aussi pour un studio à la Séguinière ? Ça marche à tous les coups ? 

−       À partir du moment où tu as des mètres carrés autour de toi, tu peux raconter plein d’histoires. À partir du moment où tu as, ne serait-ce qu’un petit bout d’appartements à offrir.  C’est un bien grand mot, mais quand quelqu’un vient dans un 10 mètres carré, 12 mètres carrés, 14 mètres carrés, il peut se passer plein de choses. Donc ce n’est pas la zone géographique qui compte, c’est ce qu’on va en faire. Comme sur les réseaux sociaux d’ailleurs, ce n’est pas parce que l’on est sur Facebook qu’on va réussir. Ce n’est pas parce qu’on est sur Instagram, sur zulu ou sur whatsapp qu’on va réussir. C’est ce qu’on va en faire de tout ça, c’est le matériau, le support. Mais après, ce support-là, il va falloir essayer de graver une histoire, un fil rouge, un fil conducteur. Ce fil conducteur, on peut le faire en Amazonie, on peut le faire dans le Loiret, on peut le faire en Provence, on peut le faire à Dubaï, on peut le faire partout, en fait, tant qu’il y a des êtres humains pour nous écouter, pourquoi pas ? Et encore que même si on est seul des fois, mais on est bien servi par soi-même parfois aussi. Donc au-delà de la blague ? C’est vrai que c’est tant qu’il y a quelqu’un qui peut nous écouter, on peut raconter des histoires même si c’est un petit gîte perdu au fin fond de la Corrèze ou des Hautes-Alpes.

−        OK, donc il n’y a pas un moment où tu t’es dit alors là je n’ai rien à raconter quoi ?

−       Le jour où je me dirai ça, je suis vraiment sincère, c’est-à-dire que si je n’ai plus rien à apporter, plus rien à raconter, même tous les jours dans mon métier de consultant en communication c’est un métier où il faut raconter des histoires aussi. J’ai un désavantage, c’est que de mon côté c’est du digital donc comment je peux raconter les choses avec du digital ? C’est un défi tous les jours de se renouveler, de raconter les coulisses et l’envers du décor donc je me sers en fait de mes propres réseaux sociaux pour tenter des choses, voir ce qui marche, qui ne marche pas et puis derrière du coup de donner ses conseils la en leur disant « Faites attention si vous partez sur ça. » Je ne dis pas que ça ne va pas marcher, mais prenez bien le chemin. C’est vraiment ça, l’idée. C’est de raconter des choses. Et si un jour, je n’ai plus rien à raconter sur mon activité, c’est que j’aurais perdu ce feu sacré.  D’ailleurs les gens, en général, qui arrêtent les autres hébergements touristiques, les loueurs saisonniers qui arrêtent leur activité, c’est soit parce qu’ils ont perdu, qu’ils ont perdu la motivation, soit parce qu’ils ont perdu ce feu sacré. Aussi parce qu’ils ont perdu le repaire ce qui faisait qu’ils avaient une histoire à raconter. C’est ça le but. Le jour où tu arrêtes ton activité, c’est qu’en général il y a une histoire qui est en train d’arriver à sa fin et ce n’est pas grave parfois c’est comme ça, il faut repartir sur autre chose.  

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−       Oui, je comprends tu as raison. Une question que beaucoup de gens se posent, je pense. Tu vas pouvoir nous éclairer de toute ton expertise, c’est ce que ça vaut vraiment la peine de faire un site direct ? Je me souviens, c’est d’ailleurs très récent, j’ai fait une vidéo en direct. Comment ne pas tomber dans les erreurs habituelles, etc. ? J’avais posté sur LinkedIn et quelqu’un m’a écrit un message en me disant : « Élise, je suis vraiment formellement en désaccord avec ça, je pense que c’est totalement inutile de créer un site direct. » Qu’en penses-tu ? 

−       À partir du moment où il y a du monde pour nous écouter. Facebook c’est 48 millions de personnes en France chaque mois. Donc ça commence à faire un petit peu de monde. Plus que de faire, par exemple, un site web de son côté où il y a des personnes dedans aussi si on part du principe là. Mais au-delà de ça, s’il y a du monde qui peut nous écouter pourquoi on ne peut pas attirer du monde sur ces supports-là ? Après attention ce n’est pas parce qu’à 48 millions de personnes que ça va forcément marcher ! C’est la qualité qui primera. C’est d’arriver à trouver justement les bons vacanciers potentiels, au bon moment, sur le bon groupe Facebook, la bonne page Instagram, le bon hashtag et ça c’est vrai que ce n’est pas évident sinon je ne ferai pas ce métier. Si c’était évident et que tout le monde pouvait le faire, je ne serais pas là pour parler et donc je comprends sa réaction. C’est vrai que de lancer sa propre plateforme ou en tout cas sa propre page Facebook, sa propre page Instagram, à quoi bon ? C’est vrai, on a tout ce qu’il faut autour pour. On a des plateformes, aujourd’hui, qui valent ce qu’elles valent, mais y en a plein qui sont leurs avantages et leurs inconvénients. Et je ne suis pas là pour les juger. Elles correspondent à un besoin pour certains joueurs saisonniers et elles ont le mérite d’exister. Maintenant chacun fait ce qu’il veut. S’il y en a qui vont passer par de la réservation directe, on est là pour les aider et sans être dans du sectarisme. Par exemple, il y a des hébergements touristiques qui disent parfois « Mais Booking, est-ce que ça vaut le coup ? » J’ai vraiment les réponses inversées, parfois, et des personnes qui ont des réservations en direct pratiquement à 100 % du temps et qui me disent « Ouais, mais du coup, j’en ai marre, et je vais arrêter booking. » Et je leur dis : « Mais pourquoi ? » Gardez un sas de décompression, gardez un parachute, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Si pour vous, la rivière des réservations directes elle coule à flots, c’est très bien pour vous, mais n’oubliez pas que si demain Facebook, Booking, Instagram, Airbnb se casse la figure vous seriez bien content d’avoir creusé un autre sillon juste à côté. Donc, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Je ne sais pas ce que tu en penses de ce côté-là, niveau de ce clan entre réservations indirectes commissionnées et réservations directes. Je pense qu’il y a des passerelles à faire parfois.

−        Oui je suis d’accord avec toi. Je ne suis pas trop pour diaboliser l’une ou l’autre des solutions en fait. Je pense que les plateformes ont leur rôle de commercial pour promouvoir un peu nos activités d’hébergement saisonnier et le direct. Et très important aussi, avoir une présence en ligne comme tu l’expliques. Donc oui je partage vraiment ton point de vue. Est-ce que tu as… Excuse-moi, tu voulais intervenir ?

−       Il y a une phrase qui résume tout, c’est que Booking est sur Facebook, par exemple.

−       Oui, c’est vrai.

−       À quoi bon si ça ne sert à rien ? 

−       Oui.

−       Il y a des passerelles, il y a plein de chemin entre les différents supports.

−       C’est vrai. 

−       On peut très bien faire de très jolies phrases sur Airbnb comme se foirer sur Facebook. Donc les réseaux sociaux c’est important, mais ne pas oublier que les histoires on peut lire à compter également sur des plateformes de réservation en direct aussi. Ce n’est pas la même chose, mais il y a cette possibilité-là.

−       Peut-être qu’on peut rappeler aussi, tu me confirmes si je dis des bêtises, mais le voyageur et même le client de façon générale en marketing il a souvent besoin de plusieurs points de contact. Pour finalement me dire : « Bon, là, je vais convertir. » Et c’est vrai que peut-être, ça peut contribuer aux différents points de contact, en espérant que les réservations sont directes.

−        C’est ça, aujourd’hui pour essayer de te mettre un peu le nez dans la stratégie digitale, qui est un mot qui fait peur, stratégie digitale on se demande ce que c’est. Il faut imaginer un pays imaginaire dans lequel on va construire des villes, il y aura des villes qui vont être par exemple la ville Airbnb pour un gîte. Ça va peut-être être la capitale de ce pays imaginaire. Après, il y aura le petit village Facebook, le petit village Instagram, le petit village site internet, Whatsapp. Et l’idée, c’est d’arriver à relier tout ça, de créer des autoroutes de Facebook à airbnb, ou inversement, même si c’est plus compliqué dans l’autre sens, effectivement, de partir d’airbnb pour aller sur Facebook. Donc, faire des petites passerelles entre les différents supports au-delà de savoir si on a fait des réservations directes ou indirectes même si l’idée c’est d’avoir des réservations en direct, de mon côté c’est un peu le but bien sûr. Mais comment on va pouvoir créer des passerelles entre les supports ? Comment on va faire pour que les ponts, les autoroutes qu’on va créer soient « rémunératrices » ou a « minima » ? Ça va fidéliser du monde. Comment faire pour le mec qui est venu, les vacanciers qui sont venus te voir dans ton gîte grâce à airbnb se dit : « Je vais quand même le suivre sur Instagram, parce qu’il raconte une histoire et j’aimerais revenir peut-être l’année prochaine. Et c’est peut-être grâce à airbnb que je vais y arriver. » Donc chaque support à ses atouts et ses inconvénients et je ne sais plus où j’allais dans cette fraude en tout cas voilà.  

−       C’était complémentaire et très intéressant. 

−       C’est un peu loin des fois, désolé. 

−       Non, c’est très intéressant. À propos de ça justement je vais te poser une question. Les personnes qui voient se lancer sur la communication sur les réseaux sociaux, la communication en direct. Est-ce que tu as remarqué d’expérience quelques erreurs qui se retrouvent souvent que tu pourrais nous mentionner ?

−       La première erreur c’est, je pense, de penser que ça va être facile, qu’au bout de quelques jours, on va déjà avoir des réservations sur Facebook ou sur Instagram. Donc trop d’enthousiasme ou parfois le contraire c’est dire que « Je suis sur Facebook, Instagram, mais je ne sais pas trop ce que je fais là. Et c’est juste pour suivre un peu la tendance, mais je sais que ça ne m’apportera rien. » Il y a cette double erreur, si tu veux cet effet miroir où tu as des abonnés, des hébergements touristiques vont être super motivés, mais du coup très vite frustré parce qu’ils ne vont pas atteindre très vite ce dont ils rêvent. C’est-à-dire que dès qu’ils vont mettre une publication derrière des tonnes d’appels, pour arriver à ce niveau, on pourra peut-être en reparler, mais il faut quand même « pousser un peu. » L’autre discours qui est « Qu’est-ce que je fous là ? » Mais ce que je leur dis c’est que si vous ne savez pas ce que vous faites-là ne restez pas, ne faites rien. Ce n’est pas pour vous ! En tout cas, si vous voulez tout faire tout seul ou que vous voulez copier le voisin parce qu’il a une belle page Instagram, belle page Facebook, vous vous fourvoyez ça ne va pas marcher comme ça ! Il va falloir trouver votre propre identité sur les réseaux sociaux donc il y a ces deux degrés-là : trop d’enthousiasme, ou les gens qui ne savent pas trop ce qu’ils font là.  Ce n’est pas grave, mais ça fait partie des pièges dans lesquels ne pas tomber quand on se lance, effectivement. 

−       Ça, c’est intéressant. Est-ce que trouver sa propre identité comme tu disais, en tant que gîte ou même investisseur immobilier. Est-ce que c’est juste issu de qui on est ou c’est vraiment juste lié au territoire ? Est-ce que les deux sont mixées où c’est que le territoire ? 

−       Il faut mixer. Il ne faut parler que de soi, il ne faut pas parler que du territoire. Il faut trouver un juste milieu et il n’est pas facile le juste milieu parce qu’un gîte A qui est voisin avec un gîte b n’aura pas forcément le même succès avec les mêmes publications. Donc il y a des trams qui sont on va dire des conseils généralistes bien sûr et après aller plus loin il faut aller dans l’ultra personnalisation. Et je pense que c’est pareil dans ton métier aussi de ce que tu proposes en termes de revenus management et de tout cet aspect aussi de : Comment on va gérer les réservations ? Est-ce qu’il faut faire les choses de telle façon ? Est-ce que j’ai plus de revenus à telles périodes de l’année ou pas ? Il y a plein de questions autour de ta thématique à toi aussi et forcément on est là pour leur donner des repères. On est là pour partir en éclaireur avant eux et leur dire, bon si vous prenez ce chemin-là, sachez que ça va donner peut-être telle ou telle chose en termes de revenus. On ne peut jamais être sûr à 100 %, mais vous ne partez pas sur le bon chemin. Si vous faites comme le voisin, si vous copiez le voisin ça ne va pas forcément marcher non plus. Il y a des conseils généralistes et puis après il faut de l’ultra personnalisation. Ça marche vraiment, je pense. Après, ça n’engage que moi.  

−       Alors un gîte qui nous écoute, par lequel il doit commencer ? Est-ce qu’il commence par créer sa page Instagram, sa page Facebook et puis après ils essayent de trouver l’âme de son activité et les informations intéressantes qui épatent le patrimoine autour de lui ? Est-ce que c’est ça que tu recommandes ou est-ce que tu recommandes de choisir que l’un des deux dans un premier temps ? Ou de faire complètement autre chose pour démarrer ? 

−       Alors, c’est une bonne question, parce qu’effectivement, c’est une question qui revient souvent.  Quel est le meilleur réseau social aujourd’hui ? Est-ce qu’on a plus de chance d’être vu sur Facebook où il y a 48 millions d’abonnés en France par mois ou sur Instagram où il ya 33 millions d’internautes par mois en France ? Ce n’est pas là que ça se joue, ce n’est pas sur la quantité. Ça va être sûr si on a un gîte qui est plus visuel. Ça va être plutôt Instagram qui va primer si c’est un gîte qui aime bien faire la part belle aux histoires et à l’interactivité ça peut être plutôt Facebook. Au terroir, au territoire, ça va être plutôt Facebook. Ça va dépendre vraiment du tempérament, du propriétaire de gîtes en question, mais également là où il va se sentir le plus à l’aise et ça en général on ne peut pas trop le savoir à l’avance. C’est pour ça qu’en général, tu as pas mal l’hébergement touristique qui se lancent sur les deux réseaux sociaux et qui au bout de deux-trois mois font appel à ce moment-là à ce que je propose, c’est-à-dire avec un minimum de reculs ils peuvent voir si la mayonnaise prend plutôt sur Facebook ou plutôt sur installant. Mais en général ce sont les deux têtes de gondole aujourd’hui donc le conseil que je donne c’est partir quand même sur les deux têtes de gondole que sont Facebook qui reste très puissant en France et Instagram qui est un peu plus neuf, mais qui a des avantages et des inconvénients par rapport à Facebook. Par exemple sur Instagram, on peut mettre qu’un lien alors que sur Facebook on peut mettre plein de liens tout le temps. On peut renvoyer vers plein de son site, vers airbnb, vers booking.  Sur Instagram c’est plus compliqué, tu ne peux mettre qu’un lien sur ta page d’accueil. Donc ce sont des supports un peu différents, effectivement.

−       Et est-ce que l’objectif de la présence Facebook et Instagram est de créer de la notoriété pour aller générer du trafic vers le site direct ou elle est de convertir tout de suite des gens ? Tu vois, il y a des gens qui m’écrivent sur messenger et qui me disent « Voilà je suis intéressé pour réserver du 15 au 16 et j’ai réservé. » 

−       Alors pour répondre à ta question. Est-ce que tu connais les ceintures de karaté ?

−       Non. À part la noire. Ah, oui, j’avoue mes lacunes. 

−       Alors, la première ceinture au karaté, c’est la ceinture blanche. Donc, un gîte qui se lance sur Facebook, qui va être ceinture blanche, va être un peu perdu, il va créer sa page et puis va commencer à mettre des petites photos. Bon, ça, c’est la ceinture blanche, on est encore dans les plaines, on n’est pas sur les sommets. On voit le sommet au loin, on se dit bon allez quand je serai au sommet, peut-être que j’aurai des réservations directes. Donc l’objectif, le fil rouge, ce sont les réservations directes. Après il y a la ceinture jaune, ceinture orange. Là on commence à gagner en abonnés, on commence à se faire une petite communauté sur les réseaux sociaux et on commence à avoir des laïcs, des commentaires des partages. Là ça commence à se sentir un peu plus, et on commence à avoir ce sentiment qu’on n’est plus dans la plaine, mais plutôt dans des petites collines. Ça commence, on n’est pas mal. Pour répondre à ta question précise ? Il y a le trafic vers le site internet, c’est l’étape d’après, on est plutôt sur la belle colline, la petite montagne. Facebook, Instagram servent à ça. Dans une étape à ce moment-là, c’est de renvoyer du monde vers le site internet effectivement. Quand on est dans ces étapes intermédiaires, on arrive à générer du trafic vers le site internet en général. Donc là, ça peut être un objectif intermédiaire, c’est de générer du trafic vers les trois W, donc son site internet ou vers d’autres supports. Si on a envie de générer du trafic vers Facebook, vers sa page airbnb on peut ! C’est un peu un peu original, non ? 

−       C’est original. 

−       Chacun crée le chemin qu’il veut, mais ensuite, il y a l’étape d’après, effectivement. C’est la fameuse étape où tu arrives à avoir la ceinture noire et là tu commences à avoir des demandes de réservations par messenger, whatsapp, par messagerie Instagram et là c’est du direct. Ces étapes-là, elles sont importantes. Et avant d’arriver tout en haut de la montagne, moi mon rôle c’est d’être un peu le sherpa de leur permettre de faire des petits camps de base pour repartir du bon pied, s’entraîner et se dire que bon si les réservations directes c’est trop compliqué cette année on va au moins essayer d’aller à la montagne de la fidélisation client ou à la colline du trafic vers le site internet donc on va y aller doucement. Si on voit que tu es plus à l’aise sur tel ou tel sujet, on va prendre ce chemin-là plutôt. C’est comme ça que j’envisage le truc en fait. Au-delà d’être coach, c’est le côté un peu cher. On va essayer de vous donner un kit de survie, vous accompagner tout au long, et puis on ira au plus haut possible. Mais ça, après, ça dépendra du temps que vous avez devant vous, et puis de la motivation que vous avez, parce que si vous faites une publication tous les trois mois, ça ne va pas forcément le faire non plus. Je ne sais pas si j’ai répondu à ta question.

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−       Ah, oui, c’est super intéressant, et surtout super important de préciser que, pour toi, c’est ton métier, donc c’est vraiment intéressant. Et vraiment, c’est un des messages que je voulais aussi qu’on passe grâce à ton expertise et ton expérience aujourd’hui. C’est que les réseaux sociaux, loin d’être un truc futile, devraient être vraiment un outil puissant sur la commercialisation en direct et je suis vraiment contente que tu l’ai précisé. J’ai perdu ma question, flûte. J’ai retrouvé ma question ? Alors il y a aussi autre chose dont je voulais te parler, un truc qui m’agace. Et je voulais ton avis sur ça !

−       Bien sûr.

−       Alors, peut-être que tu vas me dire « Élise ouvre tes chakras ! C’est hyper normal que les gens fassent ça. » Justement ça va être intéressant ou peut-être que tu vas me dire « Oui, je comprends. Ce n’est pas la bonne technique. » Parfois, sur Facebook, je suis abonné à des groupes de personnes dont c’est le métier. Parce que c’est vrai que j’aime bien répondre aux questions des gens, si je peux aider ou lire les enjeux que les gens postent, etc.  Donc des professionnels de l’immobilier, de l’hébergement saisonnier, gîte ou maisons d’hôtes qui d’ailleurs sont inscrits à ton groupe que je trouve passionnant. On va en parler après, pour que les gens puissent le rejoindre si ça les intéresse ou même ton compte Instagram. Mais pourquoi est-ce que sur ces groupes de professionnels du métier, on a des gens qui font un message où il poste juste leurs activités, de leurs annonces airbnb ce n’est même forcément que des gîtes d’investisseurs immobiliers.  Est-ce que c’est moi qui fais ma vieille chouette réac ou est-ce que ce n’est pas la bonne technique ? Dis-moi, c’est grave docteur ?

−       Pour répondre, c’est vrai que pas mal de personnes font les choses à l’envers. Ils sont encore dans une communication un peu datée où il fallait mettre en œuvre absolument son service au détriment de l’histoire qu’on a à raconter derrière, et c’est ça le problème aussi. C’est qu’aujourd’hui, si on se contente de parler de ses services à longueur de temps, tu vas lasser ton auditoire, mais en plus de ça, ça fait un peu un éléphant dans un magasin de porcelaine. Les abonnés ce sont les petits êtres en porcelaine et le vendeur en question c’est l’éléphant. C’est-à-dire que les le vendeur en question ne se rend pas compte qu’il est en train de briser les chances de conversion parce qu’il va trop vite, trop fort, et ce n’est pas la bonne technique sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas d’être faux-cul, de vouloir un peu louvoyer. Ce n’est pas ça, c’est juste que dans la vie il ya deux choses : soit on est dans le manque absolu, le besoin absolu de vendre devant et du coup on va se prendre un mur parce que les gens qui sont dans le besoin malheureusement ils ne sont pas très attractifs malheureusement dans ce métier-là de la communication en tout cas. Alors que si tu es dans l’envie de bien faire les choses et que tu apportes des histoires un peu différentes autour de tes services, des valeurs que tu aimerais mettre en place sont là, le discours y prend, je ne sais pas s’il prend de la hauteur, mais il est un peu différencié. Et tout ce qui est différencié sur les réseaux sociaux on se dit « Tiens là, on est en train de me vendre quelque chose, mais l’approche est différente. » Et si l’approche est différente, c’est que la personne a réfléchi à comment créer cette approche différente, donc il y a une réflexion derrière. Il n’y a pas du simple : allez, je balance ma publication, je mets « Réservez vite, dernière minute, n’hésitez pas ! » Ça, c’est un mot que j’adore aussi « N’hésitez pas. » On ne va pas hésiter si on est content de ce qu’on voit, on ne va pas hésiter à réserver donc arrêter avec le « N’hésitez pas. » Ça, c’est le petit truc, c’est un petit coup de gueule. Cette technique commerciale négative en plus, le « n’hésitez pas » est négatif. On n’hésitera pas, c’est promis, si c’est sympa on y va, mais pas de soucis. Ne mettez pas « N’hésitez pas. » Ça ne sert à rien ! Et ça, j’en ai des milliers de petits pièges comme ça. C’est la communication qui marche pour certains supports, mais qui ne marche pas pour Facebook, Instagram, whatsapp et toute la clique. Ce n’est pas comme ça qu’on crée de jolies histoires sur ces réseaux-là, je pense.

−       Est-ce que tu peux nous raconter ce que tu fais pour les hébergeurs saisonniers, ton entreprise, les services que tu proposes et puis la communauté ? Tu as une communauté étoffée que tu as créée autour de tes sujets. Est-ce que tu peux nous en parler ?

−       Oui, avec plaisir. Là actuellement, c’est un nouveau défi. Je me suis lancé depuis un mois, je me suis rendu compte que là on était à peu près à 4000 hébergements touristiques que ce soit sur Facebook et Instagram. Je n’avais pas de site internet, pour faire le lien entre les deux communautés pour le coup, je me suis dit « Il y a un espace qui peut être intéressant en termes d’information. Et j’ai lancé un magazine qui s’appelle “Mes nuitées le mag”, dans lequel je brosse trois sujets pour les hébergements touristiques. Le sujet de la réussite côté optimisme, côté comment aller de l’avant, le côté vie quotidienne donc là on est plus sûr comme en chine et malin, ces petites choses du terroir, les petits sujets qui préoccupent les hébergements touristiques et une dose aussi de visibilité de digital. Donc ça, c’est vraiment la partie un peu plus communication et on sort un peu du côté journalistique. On va plutôt dans mes services, dans le coaching et ça permet d’informer les gens sur des sujets d’actualité et d’avoir cette passerelle entre les deux communautés qui se croisent jusqu’à présent et qui ont désormais un espace magazine en ligne ou 70 %. Les articles sont en accès libre, gratuit pour tous et où on va parler de l’actualité du moment.  Là actuellement, le nouveau variant du Covid19 qui fait parler de lui, j’en parle. Mais je vais en parler au niveau touristique et au niveau des hébergements touristiques. Comment parler du pass sanitaire ? Est-ce qu’il faut en parler ? Comment l’adopter dans une stratégie de communication ? Dans tous ces sujets-là, qui parlent, qui proviennent un peu des médias traditionnels, j’essaye de les remixer et d’informer les propriétaires de gîtes qui sont en Mayenne, la propriétaire de chambres d’hôtes qui est du côté de Lyon. J’essaye vraiment de mettre un peu d’information et d’analyser dans ce magazine. Donc ça, c’est la partie effectivement magazine que j’ai lancé il y a un mois maintenant. Et pour la partie prestation en communication, dont je te parlais tout à l’heure, c’est le côté un peu diagnostic. On va diagnostiquer un peu les supports de communication, page Facebook, page ou Instagram. Voir ce qui marche, ce qui marche un peu moins. Il y a eu des demandes sur des pages airbnb, donc des pages booking. Des personnes voulaient savoir comment ça se passait là-dessus. Donc, je fais mon mea culpa, mais j’aide les structures touristiques à bien écrire. Tant qu’à faire, attention, il faut bien appréhender chaque support. Booking on ne communique pas pareil que sur airbnb, que sur Facebook, que sur Instagram. C’est cette démarche de s’ouvrir, pas pour rafler large. C’est juste que quand on a cette envie de bien décrire les choses et de bien communiquer avec les mots, on peut faire de jolies phrases aussi sur booking, sur airbnb, il ne faut pas se fermer. Très longtemps, je me suis fermé. Je me suis dit que je reste sur les réseaux sociaux, et je reste sur le côté interactif. Comment rendre les choses plus interactives ? Je me suis dit qu’il y a quand même pas mal d’hébergement touristique qui ont ce besoin-là bien écrire leurs textes sur abritel, sur booking, sur bnb et sur d’autres sites et plateforme commissionnés ou pas, d’ailleurs, et qui ont besoin d’un regard extérieur. Ils manquent de recul en général quel que soit le support, se disent : “Bon, est-ce que j’ai bien écrit ma phrase ? Est-ce que j’ai adopté le bon visuel ?” C’est une sorte d’audit, c’est vraiment ça, l’idée : c’est l’audit. Puis derrière les solutions concrètes adaptées à chacun.  Chacun reçoit sa note sur 20 à la fin avec une petite chose. Oui, vraiment c’est ça, le but. Ce n’est pas d’être professoral, c’est juste de leur donner des pistes.  Par exemple, toi tu te lances dans un gîte, tu as une page Facebook. Là derrière, si tu demandes un audit qui aura vraiment la note sur 20. 14 et demi sur 20 avec les critères, les pistes d’amélioration et les choses sur lesquelles tu fais des petites erreurs dues à la routine. Je te donne une erreur : c’est les quatre points d’exclamation. Des fois on les voit sur les pages Facebook.

−       Oui, c’est vrai.

−       Ou le vendeur veut absolument vendre, du coup il en fait des caisses et il met quatre points d’exclamation parce qu’il est sûr qu’il va mieux vendre comme ça. Et ça, ça fait partie des petites habitudes de chacun que j’essaye de disséquer de façon ultra personnalisable, voilà en gros, les petites aventures au fil du temps.

−       Super intéressant. Et alors après, quand on fait le diagnostic, est-ce que tu peux nous dire les points qu’on doit améliorer ? Si par exemple, quelqu’un, je ne sais pas si ça existe dans ce que tu proposes aujourd’hui, peut-être que certains se poseront la question. Admettons que j’ai une super mauvaise note, par exemple. Tu as été très gentil avec moi, parce que tu m’as donné 14 et demi, c’est pas mal !

−       C’est bien !

−       Mais si on fait le diagnostic et qu’on voit que pour mon gîte, j’ai une note de 5 parce qu’il y a plein de choses que j’aurais pu améliorer, qui ne sont pas optimales. Est-ce que ça peut aussi inclure le fait de m’aider à construire un fil sur Facebook pour mon gîte, pour ma maison d’hôtes ou pas forcément ?

−       À chaque fin de débriefing, suivant la formule plus ou moins étoffée, mais l’idée, c’est que l’hébergement touristique reparte avec le plein d’inspiration. Je ne vais pas le laisser seul dans ces embrouilles, non, absolument pas.  L’idée, c’est derrière, d’avoir de l’inspiration, donc je vais y donner des idées de sujets à aborder. Et s’il n’est pas formé pour ça, derrière il peut y avoir des modules de formation vraiment personnalisés sur des sujets très précis, mais je ne peux pas proposer des formations très précises tant que je ne connais pas les soucis de la personne. C’est comme un médecin, si tu n’as pas le diagnostic tu ne peux pas être soigné. C’est un peu la même démarche, c’est d’avant de chouchouter les gens c’est de comprendre leur mal-être ou leur réussite aussi est de faire en sorte qu’on optimise tout ça. Bien sûr, ils ne sont pas lâchés dans la nature dernière pour parler tout à l’heure du magazine. J’ai mis en place un coaching à côté du magazine. Il y a des magazines qui proposent par exemple d’avoir des articles premium déverrouillables. Ça se fait sur plein de sites internet et ça j’ai mis ce genre de solution en place avec un coaching où il y a des vidéos additionnels sur un groupe Facebook privé où les gens peuvent être accompagnés mensuellement derrière aussi quand les gens, les hébergements touristiques parce qu’on n’a pas de banquier ni de charcutier dans l’équipe. Voilà l’idée, il y a vraiment un accompagnement derrière, c’est ce que je te disais tout à l’heure quand on est un “sherpa” je le dis sans prétention aucune parce que je ne suis pas supérieur aux gens quand je donne des conseils. J’essaie de comprendre pourquoi ils font ça comme ça puis derrière je me permets juste de les aiguiller. Mais plein de fois où les hébergements touristiques m’ont appris plein de choses ou je vois des sujets qu’ils abordent qui sont totalement originaux. Une fois j’ai vu à un gîte qui a mis sur son Instagram, dans un petit ruisseau, une table et des chaises et ça donnait super bien. 

−       Ah, oui ! 

−       C’était magnifique, c’était un petit ruisseau au bout de son jardin. Mais incroyable, comment il a eu l’idée de ça ? Tout le monde ne peut pas faire ça, tout le monde n’a pas de ruisseau au bout de son jardin.  Mais là, de trouver cette idée, à ce moment-là je me suis dit : “Mais je vais m’émerveiller tous les jours dans ce métier !”  Je vais m’émerveiller tous les jours parce que même s’ils sont un peu perdus parfois, même si certains gîtes sont un peu perdus ils ont plein de bonnes idées quand même. Il faut juste les mettre en musique.

−       Oui, c’est super intéressant. Alors si quelqu’un nous regarde et se dit “Les nuitées le mag. Je veux aller voir ce magazine, ça a l’air passionnant, je veux même peut-être m’inscrire !” Comment on fait ou est-ce qu’on va et puis même retrouver le diagnostic ? Tout ce dont tu nous as parlé. Où est-ce qu’on va, qu’est-ce qu’on fait pour pouvoir te contacter et retrouver tout ça ?

−       Alors on va sur mesnuitées. fr. 

−       OK.

−       J’ai pris un point fr internet, je me suis dit “On y va !” Soyons fous, on prend un site internet, allez ! »

−       C’est bien ! 

−       Non, mais ce n’est pas parce qu’on est sur les réseaux sociaux qu’il ne faut pas de site. Bien sûr, il faut un petit peu tous les supports. Effectivement, sur « mesnuitées. fr », il y a une partie de fil d’actualité où vous allez retrouver tous les les 48 heures, à peu près, un nouveau sujet et l’idée où vous le verrez dans les rubriques du coup, c’est qu’il y a un espace qui s’appelle le club du huit et plus où là il y a le fameux coaching mensualisé qui peut s’enclencher avec bien sûr comme sur netflix, un mois d’essai gratuit. On les embrasse, on les aime bien.  C’est pour qu’ils testent tout simplement et derrière ils ont accès à du contenu additionnel. Soit sur un groupe Facebook, soit par mail, soit par whatsapp. Par la suite, on essaye de faire au mieux en termes de coaching mensualisé. Donc voilà comment ils peuvent retrouver des prestations.

−       Super intéressant. Donc, aucune raison de douter, puisqu’on peut essayer et juger sur pièces. Donc, autant douter à l’intérieur de l’entité premium pour pouvoir se dire qu’au moins, je prends connaissance. 

−       Bien sûr. Sachant que les conseils sont quand même éphémères, parce que s’il ya une personne qui arrive on les prend toujours gratuit, mais qu’il a acquis 75 000 conseils alors qu’il y a certaines personnes qui sont là depuis sept mois, ce n’est pas équitable ! Il y a cette notion aussi de conseils éphémères saisonniers.

−       Merci.

−       Il ne se fait pas n’importe quand non plus. Voilà l’idée aussi. Il y a ce rapport d’éphémères bien sûr.

−       Super intéressant. Mais écoute, Gregory, merci beaucoup pour tout ce que tu nous as partagé. C’était vraiment passionnant, exactement ce à quoi je m’attendais !

−       Ce n’est pas évident pour moi en plus parce que j’ai d’habitude interviewé plus tôt et là c’est un exercice qui est top. En plus tu interviewes super bien, donc c’est vraiment bien. Et je voulais te remercier, parce que tu fais ce que font rarement les interviewers : c’est que tu rebondis aussi sur des petits éléments qu’on te dit !  Ça, c’est plus que 14 et demi sur 20.

−       J’ai augmenté ma note !

−       C’est ça ! 

−       Merci beaucoup à toi, Gregory, pour ton temps et tout ce que tu nous as partagé. Je vais mettre l’ensemble des liens dont tu nous as parlé en commentaire, pour que vous n’ayez plus qu’à cliquer pour aller voir ce que fait Gregory. Merci à toi et puis à très bientôt Gregory !

−       À très bientôt, merci !  

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