Rudy Leleu : lancer une conciergerie dans l’esprit start-up

Dans cette vidéo découvrez le parcours de Rudy Leleu dirigeant de conciergerie au Havre. Sa société est crée dans l’esprit start-up c’est à la fois intéressant et inspirant.

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Je suis ravie d’accueillir à mon micro aujourd’hui Rudy Leleu.

–       Bonjour Rudy.

–       Bonjour. Merci beaucoup pour cette invitation.

–       Merci à toi. Je suis ravie de t’accueillir, parce que je sais que comme beaucoup de nos clients en conciergerie, tu as un parcours hyper intéressant. Je ne sais pas si on peut le qualifier d’atypique, mais en tout cas, je suis sûre que beaucoup vont s’y reconnaître. Et puis ta société, elle a quand même une place importante dans sa ville, aujourd’hui. Donc je suis vraiment contente de pouvoir te poser toutes ces questions et de présenter ta société et ton parcours. Est-ce que tu veux, pour démarrer, nous raconter, justement, le parcours qui t’a amené jusque-là aujourd’hui ?

–       Oui, pourquoi pas ? Du coup, parcours atypique, je ne sais pas. Je ne sais pas comment on devient un entrepreneur, mais en tout cas, j’ai toujours prévu de devenir chef d’entreprise, je ne sais pas pourquoi. En tout cas, j’avais vraiment envie. Donc j’ai fait, après ma terminale, un bac S, et après, j’ai fait une classe prépa pour entrer en école de commerce, en me disant : « Je vais trouver quelque chose qui va m’intéresser, je vais trouver, là, tous les outils qui vont permettre de lancer ma boîte. » Et il s’est avéré qu’en fait, je n’avais pas encore trouvé un projet de création d’entreprise hyper concret. Je ne savais même pas comment faire pour avoir des clients. À cette époque-là, ça me paraissait tellement… des idées, j’en avais, mais des clients, ce n’était pas trop ça. Donc j’aimais bien les maths, j’aimais la finance. J’ai fait quatre ans d’audit, en fait, après mon école de commerce : audit dans des big, Paris — Luxembourg. Et après, c’était bon pour moi, j’avais mon petit matelas de sécurité, je suis rentré en Normandie. Et puis, entre deux, je suis quand même passé par Paris avec mon sac à dos auto entrepreneur, et j’ai fait toutes les start-up que je pouvais en business développer. J’ai fait une formation en sus, de Family, aussi : la formation de Lyon, ça m’a énormément appris, et je conseille à n’importe qui de regarder toutes les vidéos possibles sur Lyon ou même « The family, coup d’État » à l’époque. C’est une vision bien particulière de la start-up. Mais il y a beaucoup à apprendre, aussi, pour les gens qui veulent faire des choses un peu plus restreintes, tout comme moi. Bien sûr, j’aimerais bien devenir le plus grand du monde, mais j’aimerais bien aussi, profiter de ma vie. Donc j’aimerais trouver un entre-deux. Et l’entre-deux, là, je pense que je commence à le retrouver avec une conciergerie qui devrait être régionale. Peut-être nationale un jour, mais bon. Du coup, en fait, et puis par hasard, je suis allé sur le bon coin. Il y a des gens qui ont mis une annonce de candidature pour devenir un gestionnaire de logements courte durée. Des Lyonnais qui investissent au Havre en courte durée, et qui ont besoin de quelqu’un qui gère sur place. Et puis ce jour-là, j’ai compris que c’est comme ça qu’on chopait les clients. Parce qu’en fait, il y avait un besoin. Et donc, j’ai créé un site. Je suis allé voir tous les cercles d’entrepreneurs, j’en ai parlé à tout le monde, et en moins de trois mois, tout s’est lancé. Ça a été super vite. Ça fait trois ans, et maintenant, on est à peu près une soixantaine de logements gérés.

–       Tu vois, t’es passé par l’étape : aller dans des start-up, et faire en sorte de mieux connaître, aussi, le monde de l’entrepreneuriat. Si quelqu’un nous regarde, et est dans la même situation que tu pouvais être à l’époque, peut-être salarié, encore, dans une structure un peu plus classique : est-ce que tu recommandes ça, d’aller dans les start-up et voir comment ça se passe ?

–       C’est la seule façon de vraiment savoir, hein ! Forcément, on ne va pas forcément faire les tafs rêvés que nous, on a en tête en start-up. Quand on arrive en start-up, on commence toujours par le bas. Quelle que soit votre expérience, tout le monde est au niveau… après, chaque start-up choisit comment ça fonctionne, mais il y a une hiérarchisation qui peut être un peu différente, et surtout, il faut se mettre en mode éponge, essayer de comprendre comment ça fonctionne, et il y a tout à faire, en fait. Donc, quel que soit le bagage que vous avez derrière, et même si vous avez un aspect technique que vous maîtrisez très bien, il faudra adhérer à cette culture d’entreprise qui n’a rien à voir avec les entreprises classiques. Il faut y aller à fond, il n’y a pas le choix. Et si vous êtes à la ramasse, ça va se ressentir sur le travail de tout le monde, en fait. Donc c’est du 100 %. C’est un engagement totalement différent, la start-up, par rapport à l’entreprise. Et je conseille à n’importe qui de faire ça, parce que moi, je suis allé chez To go, chez Waf, une petite société de quelqu’un qui m’avait proposé de faire du business developper. Je me suis testé, en fait. Et ensuite, j’ai compris que ce serait peut-être mieux que je lance mon truc à moi. Mais l’expérience entrepreneuriale en tant qu’intervenant extérieur, j’étais auto entrepreneur, peu importe le secteur, peu importe avec qui on bosse, ça apporte toujours quelque chose, toujours. Et moi, ça m’a donné le dernier petit coup de boost. Et après, je me suis dit : « C’est bon, je sais ce qu’il faut que je fasse. ».

–       Oui, tu as compris comment fonctionne la création d’une entreprise.

–       C’est ça !

–       Du coup, ta stratégie initiale, ça a été de constituer un réseau, tout de suite, professionnel et entrepreneurial dans la ville.

–       Oui, au Havre. Du coup, j’avais déjà quand même pas mal d’amis qui sont encore sur place, et qui m’ont énormément boosté. Ce serait compliqué d’avoir les retombées de justement, tout ce qui est informel par rapport au relationnel, les nouveaux clients et la prospection. Après, clairement, c’est le site. Mon site internet a été, au bout de six mois, référencé en premier, parce qu’il n’y a pas vraiment d’autres conciergeries. Les conciergeries qui étaient là-bas, qui existaient à l’époque, je les ai connues, elles ont disparu. Et ensuite, il y a de nouveaux acteurs qui sont arrivés. En fait, depuis trois ans, ça a pas mal bougé.

–       Qu’est-ce qui fait, tu penses, c’est quoi les facteurs clés de ton succès ? Qu’est-ce qui fait que tu as des concurrents qui ont voulu se lancer en même temps que toi, et qu’on en entend plus parler ? Ils ont disparu, alors que toi, tu es toujours là, et tu as toujours énormément de patrimoines, et ça augmente au fil du temps ?

–       Ce qui est le plus compliqué, en conciergerie, c’est le recrutement : largement au-dessus de tout.

–       Le recrutement des équipes ?

–       Oui. En gros, il faut que vous ayez du monde qui puisse aller faire le travail dans les logements. Je parle du ménage, mais il y a aussi l’accueil. Il y a aussi, lors du ménage, un contrôle de la pérennité de l’ameublement, donc la caution, tout ça. Et recruter des gens qui bossent bien, c’est la croix et la bannière. Même sur une des activités qui peuvent paraître aussi simples que de faire du ménage, en fait, ce n’est pas aussi simple que ça. Donc moi, ma stratégie, ça a été plutôt d’avoir des femmes et hommes de ménage plus plus. Donc les payer plus, et puis leur demander plus. Parce qu’en fait, dans tous les cas, on n’a pas le droit à l’erreur. Vous pouvez faire 20 voyages à 5 sur 5/5 sur airbnb, si vous avez ce 3 sur 5, un jour, parce que la femme de ménage, elle a oublié de faire telle ou telle chose, ce 3 sur 5, ce commentaire, il est visible, et donc, pendant trois semaines, vous allez pâtir de ce mauvais commentaire. Au fait, c’est le rigorisme de l’hôtellerie, avec un accueil beaucoup plus humain. C’est ça, le airbnb que nous, on propose avec la conciergerie.

–       Ok. Donc ça, c’est un point qui a été facteur clé du succès, parce que ça a garanti la pérennité de ta société, mais aussi le succès des annonces si je comprends bien. Parce que du coup, un bon recrutement, c’est une bonne qualité de ménage, et du coup, de bonnes notes sur les annonces.

–       C’est ça. Il y a les photos, qui, au début, on voulait sortir un petit peu du lot, et puis la description de l’annonce. Ça, sur toute la longueur, sur toute la durée, ce sera important. Et après, le référencement, c’est clairement le nerf de la guerre, parce que clairement, airbnb ou booking mettent tout en haut les logements les mieux notés, c’est clair.

–       Oui.

–       Donc en fait, c’est la somme d’énormément de paramètres, le succès d’une annonce. Il y a six critères, en fait, si je prends juste airbnb pour ne pas complexifier. Il y a la communication, les équipements, l’accueil… Donc, voyez, il y a ces six-là, et puis il y a la note générale qui va être le fruit de tout ça. Mais si vous ratez une seule de ces cases, si tout est bon sauf la communication, vous allez avoir un 4 sur 5. La note générale joue énormément aussi, et parfois, elle n’est pas forcément corrélée aux six autres critères. C’est le feeling, c’est les gens. Il y a aussi les gens de l’ancienne école qui estiment qu’un 16 sur 20, c’est la meilleure note de la classe. Alors que 4 sur 5, c’est 10 sur 20 sur AIRBNB. Parfois, on explique aux gens qui sont un peu plus âgés, mais parfois, c’est les moins âgés, aussi, qui mettent 4 sur 5 en disant : « Bravo, c’était super. » Mais 4 sur 5, c’est une mauvaise note. C’est même une très mauvaise note. Ça, c’est compliqué à expliquer aux gens.

–       Ce que tu dis, ça me fait penser à quand j’étais loueur saisonnier. Quand j’avais une note que je ne considérais pas bonne, je réécrivais juste un petit mot en disant : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour s’améliorer ? » En effet, un jour, j’avais eu 4 sur 5. J’étais vraiment super énervée, j’avoue. J’ai quand même envoyé un mot gentil, et la personne m’a dit : « Je ne comprends pas votre message, parce que je vous ai mis une très bonne note. ».

–       Oui, c’est ça.

–       Et c’est vrai que j’étais un peu déçue. Donc oui, en effet. Ce que je trouve vraiment intéressant, aussi, dans ta façon de gérer ta société et de proposer son service au propriétaire, c’est, je trouve que tu as une attention portée hyper forte à la qualité, et notamment sur les prix : ne pas brader les prix. Tu fais attention à ce que tout soit le plus haut de gamme possible. Tu es le plus qualitatif possible. C’est quelque chose qui te parle ?

–       Oui. Je ne sais pas jusqu’où je peux aller dans ce que je vais dire là, donc je ne vais pas aller trop loin, mais le jour où j’ai décidé de mettre mes prix plus élevés, j’ai eu beaucoup moins de problèmes dans les logements. Je vais juste dire ça.

–       D’accord.

–       Du coup, forcément, au bout d’un moment, j’ai souhaité des logements qui sont en adéquation avec le prix que je souhaitais, et j’ai laissé aussi énormément de choses, type les studios au Havre. Je ne prends plus de studio au Havre. Parce qu’un locataire avec qui la communication est compliquée, qui nous rend un logement dans un très mauvais état, c’est du boulot pour nous en plus. C’est une gestion, en fait, beaucoup plus importante. Et si, c’est en plus pour des loyers moins élevés… donc oui, il y a le positionnement, clairement. En l’espace d’un an et demi, j’ai rapidement pivoté vers du moyen et haut de gamme sur les logements. C’était hyper important. Et par la suite, j’ai gagné plus en faisant moins. C’était obligatoire. Et là, je vois les nouveaux concurrents qui arrivent, et qui récupèrent des logements que je ne veux plus. Eh ben, je leur souhaite bon courage. De toute façon, il faut qu’ils passent par là pour comprendre. Il y a des logements, il faut éviter.

–       En tant que chef d’entreprise, ça doit être difficile de pivoter comme ça. C’est-à-dire qu’à un moment donné, tu as quand même eu l’incertitude de te dire : « Il ne faut pas que tu dises non à tout d’un coup. » Comment ça s’est passé ? C’était juste une transition, petit à petit ?

–       Ça se fait petit à petit. Il faut être radical dans la trajectoire où on va, mais il ne faut pas forcément faire… il vaut mieux faire le virage, le prévoir initialement. C’est aussi le réseau construit, en fait, quand on en parle aux gens. J’ai beaucoup de clients, en fait, qui viennent de mes clients.

–       Le bouche-à-oreille.

–       Oui, énormément.

–       Des clients satisfaits qui en parlent à leurs potes.

–       Oui, et il y en a qui me disent : « Alors du coup, qu’est-ce que je fais comme investissement l’année prochaine ? » Et je leur dis : « Fais ça. » Et du coup, ils font ça. Donc ils vont acheter deux maisons dans un lieu pas très loin, et puis après, ils vont avoir des logements qui cartonnent. Et donc, il y a ce côté-là, le fait que j’en parle déjà, parce qu’en fait, je suis assez proche avec une bonne partie de mes clients. Donc cette montée en gamme peut se faire aussi un petit peu par rapport à eux. Il y a des gens qui viennent directement me voir, ce sont des gens qui souhaitent investir au Havre, puisque c’est un eldorado immobilier, encore actuellement. Les prix ont quasiment doublé en deux ans. On passe de 3 000 à 6 000. J’ai vu des choses partir à 6 000 euros le mètre carré.

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–       OK, quand même.

–       C’est un peu ce délire-là.

–       C’est du prix parisien, là, clairement.

–       6 000, ça me paraît un peu déconnant, oui. Mais s’il y en a qui achètent…

–       C’est ça ! Est-ce que ça veut dire que s’il y a un propriétaire qui nous regarde qui hésitons entre plusieurs villes, notamment au Havre, est-ce que tu peux être OK pour donner tes conseils pour les aiguiller sur l’investissement, et que par la suite, ils te confient leur patrimoine ?

–       Sur l’offre, c’est encore intéressant, on peut avoir des prix encore… mais à voir, parce que du coup, la demande est un peu trop forte par rapport à l’offre. Je suis désolé, chers Parisiens, mais ne visitez même pas. Faites venir quelqu’un, et puis demandez une photo, et dites « je prends ». Nous, pauvres Havriens, et on n’a pas à acheter nos propres logements. J’exagère un petit peu. Le Havre reste encore assez intéressant au niveau investissement et niveau fréquentation : taux de remplissage annuel, ça reste encore hyper intéressant, pour l’AIRBNB. Et de toute façon, je pense qu’il vaut mieux, quand même, être sur une grosse agglomération. C’est toujours un peu plus risqué de cibler des petites agglos, les petites niches, puisqu’il y a du tourisme l’été, donc c’est hyper saisonnier, il y a des saisons très basses, des saisons très hautes. Mais c’est moins risqué, du coup, de prendre une grosse ville, puisqu’il y aura toujours, ici au Havre, le tourisme. Ça fait plus de trente ans qu’il y a des millions qui y sont mis. Là, par exemple, on est sur la place des quais. Il y a cinq ans, tout ça, c’était en friche, en fait, et ça bouge beaucoup. Donc le tourisme, il n’y a aucun souci. Tous les étés, il y aura toujours du monde en AIRBNB. Et le professionnel, moi j’en ai encore énormément de pros, en fait. Au niveau des chiffres, il vaudrait mieux qu’on en parle en utilisant Excel, mais les taux de rentabilité sont encore plutôt intéressants en courte durée sur le Havre.

–       Il y a un truc, aussi, qui distingue beaucoup ta société, je trouve. Pareil, tu me partageras ton avis, c’est que je trouve que tu es extrêmement structuré dans ta façon d’organiser, aussi, à l’intérieur de son entreprise, les choses. C’est extrêmement bien organisé. Est-ce que tu veux nous en parler ?

–       Ça fait trois ans que j’ai lancé la boîte, mais c’est moi qui fais les appels, donc la prospection. J’appelle les locataires quand il y a des cautions, quand il y a des soucis qui vont être d’ordre administratif ou autre, les remises commerciales. En fait, je suis encore super proche de… je suis en plein dedans. Et cette proximité-là, qu’elle soit géographique par le fait que j’habite à 800 m de n’importe quel logement au Havre, tous les logements qu’on gère sont dans l’hyper centre, elle est aussi par rapport aux équipes où mon numéro est sur toutes les réservations qui sont reçues par la conciergerie. On peut m’avoir en direct. Donc il y a cette proximité, qui, je pense, est primordiale, parce que je fais quand même appel à des gens pour les ménages et pour les check-in, mais j’ai la main là-dessus. Et s’il y a un quelconque problème, je suis au courant de tout. Même si l’entreprise continue de grossir. Ça y est, j’ai commencé à préparer, il y a une première ville où on a un city manager avec la conciergerie : quelqu’un qui va vraiment gérer un petit peu plus. Autant, à moi, ça me permet de déléguer, de me détacher un petit peu, parce que sinon, avec 60 logements à gérer par jour, si n’importe quel propriétaire ne m’a pas une fois, ça fait déjà deux appels par jour, c’est déjà beaucoup de temps. Après, c’est le volume que je dois gérer. Donc, oui, on peut dire qu’on est hyper structuré, en fait. Rien ne m’échappe.

–       Et le fait d’avoir plusieurs processus de vérification comme ça, ça fait qu’en effet, il n’y a rien qui peut être oublié ou passé à la trappe.

–       Non.

–       C’est l’avantage d’une structure comme ça aussi.

–       Et puis moi, je double check. J’étais auditeur financier, quand même, donc.

–       Ça laisse des traces.

–       Oui. C’était des procédures, des contrôles, et dans tous les cas, on a une base de données, on a des chiffres : est-ce qu’elle est pérenne ? Est-ce qu’il faut la retraiter ? Toute information qui me vient, il faut toujours vérifier si elle est viable. Donc il y a assez peu de trous dans la raquette, et puis pour moi, un système d’information qui fonctionne bien, c’est une entreprise qui fonctionne bien, que ce soit la communication entre les concierges et moi, ou entre les concierges et les locataires. C’est quasiment le plus important : vous avez un bon système d’information, de bonnes procédures qui sont en place, et derrière, il y a que l’humain qui peut avoir une faille. Ça, on n’y pourra rien dans tous les cas : on est humain, ça arrive. Mais à côté de ça, on est hyper bien structuré, il n’y a pas de souci.

–       Est-ce qu’il y a d’autres points forts, peut-être, de ta société ? Tu vois, quand un propriétaire se présente au Havre, des points forts qui sont vraiment saillants dans ta société.

–       Il y a la proximité, et après, qu’est-ce qu’on peut avoir ? Il vaut mieux m’appeler très largement avant d’investir, et non pas m’appeler une fois que vous avez préparé huit studios de 15 mètres carrés dans un quartier où je ne vais pas. Puisque ça fait déjà deux raisons pour lesquelles je ne prendrai pas le logement : la taille. Franchement, il faut quand même qu’on puisse proposer des logements décents aux gens. Et maintenant, la conciergerie est assez grosse, on va dire, pour justement, avoir le choix de ses clients. Donc s’il vous plaît, appelez-moi au moins avant de venir visiter le Havre, je vous donnerai les quartiers. Les quartiers que je vais donner, ce ne sont pas forcément les moins chers, mais ceux où vous allez voir les prix les moins chers, ce n’est pas forcément les plus intéressants pour la courte durée. Donc il y a cet aiguillage que je fais là, et que je fais énormément, ce travail de fond. Ça arrive souvent que les gens n’investissent pas, que ça ne suive pas avec la conciergerie, parce qu’ils préfèrent faire des colloques, mais je suis toujours de bon conseil, de base, avant même que vous arriviez. Et ensuite, si vous voyez des logements, vous avez des photos, n’hésitez pas à me les envoyer. Je validerais le projet, en fait, que ce soit au niveau visuel, le logement et sa structure, et aussi la rentabilité. Moi, je vous fais un prévisionnel et vous savez exactement où vous mettez les pattes. Ça fait trois ans qu’on est en place, et je ne vois pas trop le Havre ralentir. Au contraire, je trouve qu’il y a de plus en plus de gens qui viennent au Havre. Bien sûr, il y a eu la crise. Ce que je veux dire, c’est globalement, mes revenus continuent d’augmenter par logement, et sur les F2, j’arrive encore à aller plus haut ; les F3, je continue encore et plus haut, notamment grâce à Élise, puisqu’on a une dynamique de tarification que jusqu’à maintenant, je gérais moi-même, et que j’ai souhaité sous-traiter, parce qu’il vaut mieux s’entourer de gens qui sont meilleurs que vous, surtout sur ce domaine-là.

–       Donc en fait, tu t’inscris comme un vrai partenaire d’investissement, même en amont, et c’est ça qui est précieux.

–       Oui. C’est important de venir en amont, parce que moi, quand les gens me disent : je veux faire une coloc, mais j’hésite avec le AIRBNB ; je préfère qu’ils me disent ça, parce que ça ne sert à rien de me dire que vous allez faire directement du AIRBNB, dit moi votre projet. Et en fait, moi, je leur donne aussi le prix des colocs : combien ils vont se faire en coloc, quels vont être les loyers qu’ils peuvent mettre, est-ce qu’il faut mettre les charges à vos frais ou à leurs frais ? Toutes ces problématiques-là, je les ai rencontrées, et je sais apporter un petit conseil là-dessus, très en amont de tout projet.

–       Est-ce que toi-même, tu réfléchis à investir, ou t’es investisseur actuellement ?

–       Oui, je suis en train de préparer un truc avec de gros conteneurs.

–       C’est vrai ?

–       Oui, on va faire quelque chose.

–       Génial ! C’est pour ça qu’on s’est mis devant les conteneurs ?

–       Non, mais c’est assez drôle. C’est un projet très récent. Au Havre, il y a un hangar qui s’appelle le hangar 0, et c’est tout un projet qui a été construit à base de rien. Ce n’est que de la récup, et on a des pièces, des lieux de vie qui sont construits à base de conteneurs. Et puis moi, ça me donne des idées pour, peut-être, l’achat d’un terrain quelque part en nature. Maintenant, je connais plutôt bien le marché du saisonnier, et je n’ai pas envie d’attendre que la bulle immobilière éclate, parce qu’en fait, elle ne va pas éclater tout de suite. Et je n’ai pas envie de payer… Voilà, j’ai quand même l’angle d’investisseurs, donc je vais essayer d’acheter le moins possible, et puis avoir le revenu le plus élevé. Il y a un projet comme ça, qui n’est pas loin.

–       Et puis surtout, innover, c’est hyper… Ça nourrit, d’innover, de faire un truc qui n’existe pas forcément tel que tu l’imagines aujourd’hui.

–       C’est clair, et puis j’aime bien ce que je fais actuellement avec la conciergerie. Maintenant, ce qui me ferait encore plus plaisir sur les années à venir, c’est de réussir à faire des logements avec de la récup, et qui peuvent être plus rentables que des logements neufs. En gros, il y a aussi toute la philosophie aussi, on rentre maintenant dans quelque chose où… je me sens un petit peu concerné, quand même, par…

–       L’écologie ?

–       Parfaitement, oui.

–       Est-ce que l’écologie, c’est un aspect que tu peux, aujourd’hui, faire vivre dans la conciergerie ou c’est un peu difficile ?

–       J’ai déjà pensé à faire les trajets en vélo, tout ça : trop compliqué. De toute façon, le linge, il faut le déplacer, il faut quand même un certain… donc ça, c’est pour le transport. Utiliser des lessives bio, ça, on a déjà commencé. C’est un peu plus cher, mais ça ne me dérange pas. Toute l’électricité de la conciergerie, c’est Enercoop. Je n’ai plus les chiffres exacts, mais ce n’est pas du 100 % nucléaire. On est peut-être sûr du 50/50. En tout cas, il y a une partie de l’énergie verte. Et après, les serveurs sur lesquels il y a le site, il faudrait que ce soit des serveurs durables. Je suis sans papiers, je fais vraiment du sans-papiers. Que ce soit les contrats, que je signe uniquement en ligne, les mails, quand on envoie des lettres, c’est fini ça, stop. Les propriétaires veulent toujours qu’on signe le contrat quand on se voit sur place, mais en fait, ce n’est pas un contrat, c’est un mandat, et du coup, on le fait en ligne.

–       C’est tellement rapide, en plus, en ligne.

–       C’est pratique.

–       Oui.

–       Je ne vois pas sur quels autres aspects.

–       C’est ça, globalement. Et les produits…

–       Le plus embêtant, c’est les transports. Parce qu’on est en voiture, et donc, on se déplace de logement en logement, et les logements qu’on gère sont aux 4 coins de la ville. Donc forcément, on pollue. Mais je n’ai pas trouvé mieux pour l’instant. Et de toute façon, on ne pourrait pas, de façon logistique, trouver quelque chose de plus… Moi j’écoute, hein. Si on me propose quelque chose, je suis preneur.

–       Après, il faut aussi transporter le matériel.

–       C’est ça. Tout ce qui est consommable.

–       Oui, c’est ça.

–       Oui.

–      C’est intéressant sur la partie écologie. C’est vrai que je n’ai pas entendu beaucoup de conciergeries commencer à avoir cette démarche-là. C’est assez rare, et c’est suffisamment rare pour être noté. Surtout si on a des propriétaires qui sont sensibles à ces sujets-là, et je pense qu’il y en a. Après, moi je pense qu’il ne faut pas forcément demander à tout le monde de passer à zéro empreinte carbone. Il faut que chacun, on essaye aussi, à notre niveau, de faire des petites choses. Et puis moi, c’est des petites choses que je fais, pour l’instant. Et puis si je peux faire plus, je ferai plus par la suite. En tout cas, c’est ce qui m’intéresse.

–       Alors du coup, sur cette partie, tu parlais tout à l’heure de la partie revenue management J’affiche Complet. Comment ça se passait, avant la gestion du revenue management dans ta société ?

–       C’était le bordel ! Non, je rigole.

–       Je ne sais pas. C’est toi qui le dis, hein !

–       En fait, la première année, j’ai dû essayer de deviner en fonction du marché. Donc je suis allé chercher tous les logements de type F2 au Havre pour voir à peu près la saisonnalité et les prix. Ça, c’est pratique sur AIRBNB, si vous cherchez des prix, chercher les prix des propriétés des concurrents, vous allez juste voir en disponibilité par rapport aux dates, et puis vous pouvez faire votre étude de marché, votre étude de prix. Ça a toujours plutôt bien fonctionné, en fait, quand je m’en occupais. C’est juste qu’il y ait beaucoup de court-termisme, c’est-à-dire que je ne connaissais pas exactement le passage d’une saison moyenne à une saison forte, à une saison haute. Je ne connaissais pas vraiment le marché, et en plus, depuis trois ans, on a un marché qui a pu être assez fluctuant, voire complètement. Si on prend février 2021, par exemple, c’est un mois qui a été absolument délirant. C’est plus comme un mois de juillet, en février. Alors qu’en février 2019-2020, on était sur le mois le plus bas de l’année, en fait. C’est un mois très bas, en général, février. Donc il y a des choses comme ça qui sont assez compliquées à deviner, et quand je parle de court-termisme, il y a des mois où je me voyais changer tous les prix de tous les logements, parce qu’en fait, chaque logement avait son prix, et on ne pouvait pas faire des prix par groupe. Après, je me suis un peu mieux organisé là-dessus, mais j’ai toujours senti qu’on pouvait passer à l’étape supérieure avec quelqu’un qui s’y connaisse un peu mieux. Et je n’ai jamais cherché. En fait, je ne t’ai pas cherché du tout. Tu m’as trouvé. C’est ça ?

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–       Oui. En fait, comment on s’est connu ? C’est que je t’ai appelé, parce que j’avais un client qui cherchait de l’aide : un client d’une société qui cherchait de l’aide sur différents aspects terrain, et donc je l’aidais à trouver un partenaire. C’est comme ça qu’on a commencé à discuter.

–       C’est ça. Et après, je me suis concentré sur ce que ça me rapporte et ce que je paye. Et je me suis rendu compte qu’en fait, on fait entre 50, et je pense qu’on va faire 70 voire 80 – 90 000 cet été de revenus encaissés par la conciergerie mensuelle. Et je suis quasiment sûr, en fait, d’y gagner dans cette opération. En plus, ça me permet aussi de comprendre qu’est-ce que le revenue management, chose que je ne connais pas du tout. Ce qui est agréable, aussi, c’est qu’on m’explique tout dans le revenue management. Ce n’est pas : « Je me débrouille, et puis tu verras, on va faire de super choses. » Non. Élise m’explique tout, et puis j’ai un suivi hyper régulier, donc je ne suis vraiment pas perdu, et surtout, je vois les fruits. J’ai déjà vu les fruits de notre collaboration, donc pour l’instant, je suis plutôt satisfait.

–       Comment ça se passe ? C’est vrai que c’est moi, et c’est Jules, dans l’équipe, qui travaille beaucoup pour ta société. Est-ce que tu peux expliquer, concrètement, qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui a changé dans ton quotidien ? Qu’est-ce qu’on fait pour toi ? Pour quelqu’un qui ne connaîtrait pas du tout : est-ce que c’est un mail ? Est-ce que c’est des appels ?

–       En gros, tous les logements qui sont mis sur AIRBNB vont suivre une tarification, et cette tarification, moi, je la gérais par saison, et j’avais trois saisons dans l’année : une basse, une moyenne, une haute. Et là, du coup, en revenue management, ce qu’Élise et Jules proposent, c’est quelque chose de beaucoup plus affiné, qui même, parfois, au jour le jour, peut être modifié, qui est vraiment très en raccord, en fait, avec le marché. Tout ça, c’est ponctué de mail hebdomadaire. En fait, il y a un suivi sur tous les prix. C’est ce qui me permet, en fait, de m’en détacher, parce que c’est quelque chose qui est, au bout d’un moment, prenait trop de temps. Et puis il y a une incertitude : on ne sait pas exactement. Voyez, c’est toujours la même chose : vous mettez trop bas, ça loue, mais du coup, ça ne loue pas assez, donc le propriétaire vous dit : « Il faut mettre plus haut. » Et donc du coup, vous mettez plus haut, et ça ne rentre pas, donc il vous dit : « Ça ne loue pas, vous l’avez mis trop haut. » Vous êtes là : « Euh… oui, donc quand est-ce que c’est bon ? », « Ah, mais c’est vous qui savez. » OK, on va faire appel à des pros. Là maintenant, quand les propriétaires me demandent, je leur dis : « Si c’est trop bas, vous voulez qu’on monte ? » ; « Non, c’est bon. » Ils n’ont plus le contre-argument. Ce n’est pas quelque chose qui s’improvise, c’est quelque chose qui demande beaucoup de suivi, et il faut être hyper méthodique, et puis, en fait, la connaissance du marché aussi. L’AIRDNA, c’est un logiciel hyper puissant qui nécessite certains investissements pour pouvoir y accéder. D’ailleurs, il y a un lieu, en France, où j’aimerais bien savoir l’attractivité.

–       Avec grand plaisir. J’ai mon ordi, là. Si tu veux, on peut regarder.

–       Parfait. Donc, ça donne aussi accès à, ne serait-ce que l’outil AIRDNA qui est très efficace, et qui permet d’évaluer pas mal la demande.

–       Oui, c’est vrai que AIRDNA, ça fait partie de notre service. Tu n’es plus obligé de payer AIRDNA si tu veux avoir accès à certaines infos, et tout ça. Il y a peut-être un point, aussi, qui est intéressant. C’est vrai qu’on a eu des situations comme ça, où ça a été assez important, justement, de respecter ça. C’est que nous, on intègre ton équipe, donc tu restes le boss. Et du coup, nous, on te partage des tarifications. Et s’il y a des minimums, par exemple, à respecter, nous, on le note, et on a une base spécialement pour ça, et on s’assure que c’est respecté pour ne pas te mettre en porte à faux avec des propriétaires qui auraient donné des consignes, des choses comme ça.

–       Oui, dans le mandat, ça arrive qu’il y ait des propriétaires qui me demandent un minimum de nuitées, pas en taux de remplissage, mais en montant de la nuitée : « Mon logement, je vous demande de ne pas louer en dessous de 95 euros la nuit. » Et que ce soit les propriétaires ou moi-même, qui me dit : « Je ne veux pas qu’un F2 au Havre soit loué à moins de 50 euros, pour une ribambelle de raisons. » J’en ai plein, de raisons. Que ce soit les propriétaires ou moi, il y a ce prix mini. En fait, tout ce qui est proposé par Élise, c’est une proposition. Donc c’est un axe, c’est ce vers quoi on part. Après, s’il y a besoin d’affiner, dans tous les cas, ça reste mes prix. Donc j’ai encore la main là-dessus.

–       Du coup, à quoi ressemblerait ta vie de chef d’entreprise s’il n’y avait pas le service J’affiche Complet, aujourd’hui, dans ta vie ?

–       En fait, c’est surtout une question de temps. Parce que comme je suis encore bien au centre de l’activité, je vais m’occuper du recrutement, des finances, l’administratif, de la caution, des remises commerciales. J’ai tellement de choses à gérer que mon objectif, c’était de commencer à essayer de me retirer des parts entières de gestion. Si en plus, on peut donner à des gens qui savent gérer, parfait. Et si en plus, ils arrivent à me faire des retours réguliers hyper détaillés, et qu’en un mail, en un quart d’heure de lecture, je sache exactement où est ce qu’on en est exactement, où est-ce qu’on va, et qu’en plus, ils ont déjà décidé des : « Ce logement-là, ça fonctionne un peu bien, on va baisser un petit peu les prix de 5-10 % ; on va voir la semaine prochaine comment ça se passe », moi, j’ai quelque chose qui s’auto gère son niveau des prix. Je n’ai plus rien à faire, quasiment plus rien à faire, à part une espèce de travail de contrôle, et encore. Donc, c’est du temps, en fait, que je me donne. Ça fait du bien.

–       Parce que ça manque.

–       Oui. Moi, je me suis dit : « Pendant trois ans, je suis à fond dedans : pas de vacances, parce qu’on travaille les jours fériés, on travaille le samedi et le dimanche. » Ça, c’est mon problème. Mais si je peux avoir quand même un peu de temps… Avec J’affiche Complet, c’est ce que j’achète quelque aussi : l’expertise, et du temps pour moi.

–       Du coup, je ne sais pas si tu veux en parler, tu me diras, mais j’avais cru comprendre aussi que ça te permettait de toucher à des projets qui te tiennent à cœur. Genre tu me dis que tu allais devenir prof pour des élèves d’études supérieures.

–       Oui.

–       Et ça, c’est sympa, aussi, de pouvoir s’accorder des projets qui te tiennent à cœur.

–       Oui. Moi, je suis d’une famille d’enseignants. Dans tous les cas, ça m’a toujours plu d’enseigner. Là j’ai une opportunité dans une école post-bac, et je suis enseignant pour des masters en manager de projets innovants, donc des matières telles que le management de l’innovation, l’esprit start-up. C’est des matières que j’enseigne depuis cette année, et c’est justement sur ce genre de choses que je peux me donner du temps maintenant. Parce qu’un cours de quatre heures, en master, c’est quatre heures de préparation. Accumulé à tout ce que je peux déjà avoir à côté, c’est vrai que ça me permet de me concentrer là-dessus, c’est clair.

–       Et t’as déjà commencé ou pas ?

–       Oui. Justement, c’était cette année.

–       C’était cette année ?

–       J’ai donné 200 heures, et c’était trop.

–       Ah oui, quand même ! 200 heures, je ne m’attendais pas à ça.

–       200 heures de cours, franchement, sans exagérer, c’est 400 heures de préparation.

–       C’est massif.

–       Je ne le referai pas l’année prochaine. J’ai réduit à 60.

–       Oui.

–       Ça s’est très bien passé, j’ai passé un super moment, même si cette année, on a eu des cours qui étaient… Franchement, donner des cours en visio, ça a été un peu triste. Mais on a repris le présentiel. C’est quand même ça qui m’intéresse, d’avoir les gens en face, et puis, qu’il n’y ait pas de gens qui aillent sur des jeux vidéo alors qu’on est en train de faire cours. Je ne sais pas s’il y a des gens qui sont en master et qui ont fait des cours en distanciel cette année. Ne vous inquiétez pas, je faisais pareil en master. Alors du coup, j’ai beaucoup réduit pour l’année prochaine. Mais c’est clair que ça m’a permis de gagner du temps là-dessus, de prendre du temps pour moi, aussi, pour ça. Et ça, c’est un plaisir perso. Je suis rémunéré, mais enseigner, c’est quelque chose que j’adore. Et j’ai envie de persévérer dans cette voie, je pense.

–       Ça apporte aussi de l’épanouissement, et c’est important.

–       Oui, moi je me vois bien faire deux boulots en même temps. Pas en même temps, mais quelque chose de complémentaire. Ne pas forcément être concentré sur un truc.

–       En ça, du coup, c’est capital de déléguer, de déléguer différents sujets. Je reboucle un peu avec tout ce que tu as dit, parce que c’est intéressant, on retombe sur ce que tu disais. Au début, le recrutement des city manager, et là, le service J’affiche Complet, et tout ça, de fil en aiguille fait que, en effet, tu peux avoir cette double activité, ou en tout cas ce truc-là. Top. Super intéressant. Alors du coup, si aujourd’hui, en nous regardant, on a un propriétaire qui dit : « Je n’ai pas encore investi, j’aimerais bien investir au Havre », ou à l’inverse : « J’ai déjà investi, j’ai mon appart, mais j’aimerais bien le confier à Rudy. » Qu’est-ce qu’il faut faire ? Où est-ce qu’on te retrouve ? Est-ce qu’il y a des formulaires à remplir ? Est-ce qu’il y a un process à respecter ?

–       Vous pouvez passer par un formulaire qui est sur le site de la conciergerie. Pour rappel, la conciergerie s’appelle la conciergerie LH, et du coup, le site internet c’est : conciergerielh.fr. Sur ce site, vous allez voir un petit peu les détails de nos services, notre offre, et vous pouvez aussi remplir un formulaire que je réceptionne directement dans mon téléphone. Vous pouvez aussi m’appeler directement sur le numéro que vous trouverez tout en bas sur la première page du site : 06 59 78 07 45.

–       Génial. Est-ce qu’il y a une attente, ou on peut démarrer tout de suite avec toi si tu valides le projet, et que ça correspond bien aux besoins de la société ?

–       En fait, je prends quasi exclusivement des mandats en gestion 100 %. Donc il arrive que je refuse des clients, que ce soit pour la longueur du mandat qui est proposé, pour un mois et demi, par exemple, c’est très rare que je suive, et aussi par rapport à la typologie du bien. Si c’est un F1 qui est front de mer, je me poserais des questions. Si c’est un F1 qui est dans un quartier où j’estime qu’il n’y a pas forcément une rentabilité qui puisse être intéressante pour la conciergerie, je ne suivrai pas forcément. Grosso modo, retenez qu’un F2 au Havre, il y a de très grandes chances que ça m’intéresse, à partir du F2. Donc F2 : 2 pièces principales. Et si vous souhaitez plutôt investir Étretat ou sur Yport, là, n’importe quelle typologie de bien peut être intéressante. Dans tous les cas, même si votre bien n’est peut-être pas forcément exactement ce que je vous dis de rechercher, n’hésitez pas à m’appeler. Dans tous les cas, le premier contact peut être important, même décisif sur vos investissements futurs, peut-être, aussi. Donc, n’hésitez pas à m’appeler, même pour les chiffres. J’ai une bonne visibilité sur les statistiques AIRBNB depuis trois ans. Donc vous aurez quelque chose d’assez précis sur la rentabilité.

–        Une question que j’ai oublié de te poser : si on a envie d’investir à Étretat, à Yport, est-ce que tu peux apporter, aussi, cette aide de prêt investissement pour guider les personnes ? Parce que c’est vrai qu’on a beaucoup parlé du Havre, on a peut-être moins parlé d’Étretat et d’Yport.

–       OK. Oui, c’est vrai que c’est bête, parce que moi, je ne mets pas ça en avant. Si vous cherchez à investir à Étretat ou à Yport, je peux vous mettre en relation avec des gens qui vont même vous trouver un logement. Donc, surtout, n’hésitez pas.

–       Ah oui, c’est génial.

–       Encore une fois, actuellement, sur le Havre, Yport et Étretat, on est vraiment dans une situation actuelle, là, en juin-juillet 2021 où il y a peu d’offres, vraiment. Il y a beaucoup de demandes, il y a peu d’offres. Mais voilà, n’hésitez pas, parce que ça reste encore des endroits où investir est encore intéressant. Que ce soit moi, ou mes collaborateurs ou partenaires, il y a du monde pour vous accompagner. Ça, c’est sûr.

–       Top, super. Merci beaucoup, Rudy, pour tout ce que tu nous as partagé.

–       Merci à toi, Élise.

–       C’était hyper intéressant. Je vais mettre tous les liens : le lien de ton site, le lien de ton profil LinkedIn, aussi, pour qu’on puisse vraiment avoir tout ce qu’il faut pour pouvoir te retrouver. Et moi, je te dis à très vite.

Merci à vous et à bientôt pour une prochaine vidéo.

–       À très vite.

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