Xavier Rouhaud CEO de SWIKLY : toutes les questions que vous n’avez jamais osé poser sur SWIKLY

Dans cette vidéo j’interview Xavier Rouhaud pour lui poser toutes les questions sans aucun filtre sur ce qui fonctionne et fonctionne moins chez SWIKLY. Si vous souhaitez résoudre enfin le sujet de la caution pour votre location de courte durée c’est une interview incontournable.

Le site de swikly : https://www.swikly.com/
Le profil linkedin de Xavier Rouhaud : https://fr.linkedin.com/in/xavierrouhaud/fr

💯Recevez par email le livre gratuit (les 6 erreurs qui vous font perdre de l’argent) en rejoignant mon groupe privé sur facebook 💯 https://bit.ly/2KRS5WK

(n’oubliez pas d’indiquer votre email pour recevoir le bonus)

⚠️ Abonnez-vous à cette chaine et 🔔 cliquez sur la cloche 🔔 pour ne plus vous dire : “c’était quoi déjà la chaine qui donnait des bonnes idées sur les prix ?” https://bit.ly/2OLq0lx

Autoriser l’affichage de votre nom sur streamyard pour laisser un commentaire : https://streamyard.com/facebook

Bonjour et bienvenue sur la chaîne J’affiche Complet, la chaîne qui aide les loueurs saisonniers, les sous-loueurs professionnels, et les conciergeries de location saisonnière à devenir des entrepreneurs sereins et ultra-rentables. 

Aujourd’hui, je suis ravie d’accueillir Xavier Rouhaud avec moi, qui est à la tête de la société SWIKLY. Il va nous parler de son parcours, et va nous parler de la société SWIKLY aussi. Comme vous le savez, on entend beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, et même sur les personnes avec qui on échange au quotidien. Sur SWIKLY, est-ce que c’est bien ? Est-ce que ce n’est pas bien ? En fait, peut-être qu’on n’a jamais, au final, notre argent ! Peut-être qu’il faut faire un état des lieux ! On entend de tout. Donc je trouvais ça très intéressant, aujourd’hui, de l’inviter à mon micro, qu’on puisse en parler, et qu’on puisse lui poser toutes les questions qu’on a à propos de la société. 

−       Bonjour Xavier. 

−       Bonjour Élise. Merci beaucoup de m’avoir invité dans ta chaîne. 

−       Merci à toi d’avoir accepté cette invitation. Moi, je suis vraiment ravie que tu puisses nous parler de ce qui est aujourd’hui, je pense, un outil qui peut aider beaucoup de loueurs saisonniers et de professionnels de la location saisonnière. Mais c’est vrai que je me posais des questions moi-même. D’ailleurs, c’est la genèse de notre échange, parce que je me suis permis de t’écrire en te disant : « J’enquête un peu sur SWIKLY. Parlons-en, j’ai des questions. Est-ce que tu serais d’accord pour répondre à mes questions ? » Et tu as très gentiment accepté d’y répondre. Donc c’est pour ça qu’on fait cette interview aujourd’hui. Pour ceux qui ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux parler de ton parcours ? 

−       Oui, bien sûr. En fait, moi j’ai un parcours de grands groupes. J’ai fait toute ma carrière dans de grands groupes, dans des sociétés de conseil en informatique, dans des sociétés industrielles, même. Et puis à 40 ans, avec un ami, on s’est dit : « Il y en a marre. » On avait un peu envie de sortir de tout ça, et vivre une entreprise entrepreneuriale. Donc, on a cherché plein d’idées, et on est tombé sur cette idée de dépoussiérer un peu le monde de la caution, parce qu’on était quand même, encore, avant SWIKLY, sur des principes un peu poussiéreux. On a des chèques de caution aujourd’hui. Il y a quand même un grand monde qui a des chèques. On faisait des virements qu’il fallait rembourser, et donc, avec mon associé, on est deux personnes quand même assez techniques. On est en informatique, moi j’ai fait des études d’informatique, mon associé aussi. Donc on aime bien quand même. À la base, on est deux techniciens qui connaissent pas mal le monde bancaire. Et assez naturellement, on est venu sur cette idée de proposer une caution en ligne automatique et garantie. Et on vend ça, justement, à la plupart des professionnels de la location saisonnière, mais pas que. On propose aussi un service à tous les systèmes de location de matériel de voiture, toujours sur cette même idée de venir essayer d’automatiser, de digitaliser tout ce processus. 

−       Est-ce que tu as des chiffres à nous donner sur la société SWIKLY aujourd’hui ? Je ne sais pas quel type de chiffres tu peux nous donner, mais pour qu’on se rende compte un peu de votre activité aujourd’hui. Tu vois, la volumétrie. 

−       SWIKLY, ça fait six ans qu’on existe. Au départ, on était juste à deux avec mon associé. Donc, on a grossi petit à petit. On a fait une levée de fonds il y a deux ans et demi maintenant, avec des partenaires assez importants : la caisse d’épargne, le Crédit Agricole, c’est deux grandes banques assez bien connues en France. Et puis deux fonds qui s’appellent Crea’ty et Evolem, qui sont des fonds un peu spécialisés dans l’assurance. Aujourd’hui, chez SWIKLY, on est 18. On va grossir encore de deux personnes assez rapidement, des développeurs. On a fait à peu près 500 mille cautions sécurisées depuis notre existence, et on est sur une forte croissance. On fait à peu près × 2 en termes de chiffre d’affaires tous les ans. Donc on espère que ça va continuer.

−       Vous travaillez aussi avec des gros de la conciergerie. Est-ce que c’est des noms que tu peux donner ? C’est peut-être des noms qui sont présents sur votre site, je ne sais plus. 

−       Oui, on est dans la conciergerie. On est assez présent, en effet. On a un client historique qui s’appelle Welkeys. Mais on a plein d’autres clients dans le camping. On a de grands groupes de camping qui nous font confiance, on a de grands groupes de location de voitures qui nous font confiance. Donc, on est en effet assez présents dans la location saisonnière. C’est notre plus gros secteur, aujourd’hui, et on a quasiment tous les plus gros de la conciergerie française, en tout cas, qui nous font confiance. Et l’idée, c’est de venir se développer à l’international assez rapidement, pour s’adresser à des acteurs encore plus gros. 

−       Si jamais il y a quelqu’un qui nous regarde, et qui se dit : « Mais SWIKLY, de quoi parlons-nous ? Je ne connais pas du tout cette entreprise. » Est-ce qu’on peut dire quel est le concept de SWIKLY ? 

−       Oui. Merci de poser la question. Au départ, SWIKLY, on l’a vraiment inventé pour dépoussiérer la caution. Je ne sais pas si tout le monde s’en rappelle, mais avant, on prenait des chèques de caution. Ma grand-mère faisait ça. On prenait des empreintes de carte bancaire sur un sabot, on faisait comme ça, et ça faisait une copie carbone, l’empreinte de carte bancaire. Donc, on a voulu dépoussiérer ça, en inventant une caution en ligne automatique digitale, et qui est vraiment très facile à prendre, en fait, et en plus, qui est garantie. C’est vraiment ça qu’on a voulu inventer. Ce n’était pas facile. Au départ, on n’avait pas tous ces éléments-là. Mais l’idée, c’est vraiment ça. Aujourd’hui, SWIKLY, c’est quoi ? C’est un système automatique qui se connecte à vos logiciels de gestion : à Smoobu, à Booking, à tous les PMS en général, et qui vient automatiquement, quelques jours avant le début de la location, demander une caution SWIKLY. Une caution SWIKLY, c’est quoi ? On envoie un lien à votre client, à votre guest, il clique sur ce lien, il tombe sur un formulaire où il peut remplir sa carte bancaire. En mettant sa carte bancaire, on vient prendre juste son numéro, et surtout, ce qui est important à retenir, c’est qu’on n’impacte pas son plafond de carte bancaire. Je pense que c’est arrivé à tout le monde d’avoir déjà mis sa carte bancaire chez un loueur de voitures, et un loueur de voitures, souvent, il vient bloquer le plafond. Ce qui fait que vous vous retrouvez avec une carte bancaire qui est donc bloquée. Si vous voulez acheter quelque chose, il y a un risque qu’on vous dise : « Vous n’avez plus de sous sur votre plafond. » Chez SWIKLY, on ne fait pas du tout ça. Du coup, la caution passe quasiment systématiquement. Et donc, c’est bien ce qu’on a voulu inventer. Le problème de ne pas prendre cette préautorisation, de ne pas bloquer les fonds, c’est que nous, SWIKLY, on prend un risque. Ça veut dire que peut-être, si jamais il y a une dégradation, on n’aura pas la garantie de la banque pour venir récupérer l’argent en cas de dégradation. Donc, le concept de SWIKLY, c’est d’avoir inventé une assurance spécifique qui vient couvrir, justement, ce risque de défaut de débit sur une carte bancaire. Et ce qui nous permet à nous, SWIKLY, de dire à nos clients : « Passez par nous, c’est automatique, c’est digital. Vous ne bloquez pas le plafond de vos clients, et en plus, s’il y a une dégradation, ne vous inquiétez pas, c’est notre boulot. » On vient d’abord récupérer l’argent sur la carte bancaire, et si jamais on n’y arrive pas, on a notre propre assurance qui vient compenser ce défaut de débit qu’on aurait eu sur la carte pour payer le propriétaire.

−       Super clair. Je pense que c’est quelque chose où si jamais il devait y avoir un Channel utilisé par quelqu’un sur lequel vous n’êtes pas connecté en automatique, tu me corriges si je dis des bêtises, mais il y a de toute façon toujours la solution de pouvoir envoyer directement le lien aux voyageurs. Donc, c’est un système qu’on peut utiliser, quel que soit son Channel, quels que soient les outils qu’on a a. 

−       Absolument. On est connecté à beaucoup de Channel manager, beaucoup de PMS. C’est vrai qu’il y en a encore quelques-uns… Il y a beaucoup de Channel manager, c’est ça le problème. Donc, on essaye d’avoir tous les partenaires, on ne les a pas encore tous. Mais en effet, il y a un moyen d’intégration très simple de SWIKLY avec n’importe quel Channel manager. Chez SWIKLY, on fournit un lien unique qui est réutilisable. Donc on peut dire, par exemple : « Je demande un lien de 500 euros. » Et c’est juste un lien web. On clique dessus, on tombe sur un formulaire SWIKLY. On copie ce lien dans n’importe quel email qu’on veut envoyer à son guest, et ça vous permet de garantir une caution pour trois mois. Comme c’est un lien unique, on n’a pas les dates et les noms du guest exactement, mais ça permet quand même très simplement de garantir une caution sur une durée qui est assez longue. 

−       Top. Super. On entend des choses. Notamment, ce que j’ai déjà entendu, et ça faisait partie des questions que je voulais te poser, c’est qu’on n’a pas réussi à récupérer la caution. Qu’est-ce que tu réponds à ça ? Quel est ton retour par rapport à ça ? 

−       C’est un point qu’on essaye de clarifier souvent. Et en effet, chez SWIKLY, on a deux niveaux de service, et ça, c’est très important de la comprendre. On a un niveau de service qui est non garanti, et il y a un niveau de service premium. Sur notre site, vous voyez notre offre, il y a vraiment le service standard. Et nous, notre objectif, c’est de mettre tout le monde sur un service premium, pour pouvoir garantir et éviter ces problèmes dont tu parles. Pourquoi on a un service standard ? D’abord, parce qu’on ne saurait garantir l’ensemble des secteurs. Donc on a besoin d’un service standard non garanti quand on parle de location de matériel, par exemple. Et ce qu’on fait pour éviter ces incompréhensions, c’est que systématiquement, à chaque inscription sur notre site, on prévient notre nouveau client en lui disant : « Merci de prendre rendez-vous avec nous, merci de nous contacter pour vérifier si l’offre que vous avez choisie correspond bien à vos attentes, à vos besoins. » Parce qu’on a des clients qui ne souhaitent pas passer sur le service premium. Je t’avoue que dans la location saisonnière, quasiment tous nos clients, dès qu’on arrive à leur parler, passent sur un service premium. Parce que ce n’est pas forcément plus cher, en plus. Sur les volumes que nos clients ont, on sait même faire des baisses de tarifs en service premium, à partir du moment où il y a un tout petit peu de volume chez nos clients. Donc ce n’est pas une question de prix, c’est une question de : est-ce qu’on est dans le bon secteur ? C’est aussi une question de sécurité. Il faut que l’on connaisse nos clients pour leur faire bénéficier du service premium. Donc j’invite tous tes followers à nous contacter s’ils sont déjà clients SWIKLY, pour s’assurer qu’ils sont bien sur le service premium, ou en tout cas, de contacter notre support pour pour le faire si ce n’est pas le cas.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Françoise Guezello : comment faire une croissance de chiffre d'affaires malgré la pandémie

−       On retombe aussi sur le fait que c’est important d’avoir les outils à leur plein potentiel. Souvent, c’est des sujets qui arrivent dans la communauté, de se dire : « Est-ce que j’ai vraiment besoin d’un Channel manager ? Est-ce que j’ai vraiment d’avoir SWIKLY en version premium ? » Je donne cet exemple-là. Ça pourrait être : « Est-ce que j’ai vraiment besoin d’AIRDNA, qui est un système de statistiques ? » En fait, tous ces éléments-là, corroborent à dire que si on veut avoir la meilleure performance dans son activité, la meilleure sérénité, à la fois de charge mentale, mais aussi de performance financière, il faut s’outiller avec les outils des pros. Et tu vois, pour moi, quand tu m’as expliqué ça, c’était une révélation de comprendre, en fait, cet écart, et de me dire : « En fait, c’est une évidence que si on souhaite souscrire aux services SWIKLY, il faut prendre cette partie premium. » On n’a pas de liens d’affiliation ensemble, hein ! 

−       Non, on n’en a pas. Encore une fois, je le répète, ce n’est pas une question de prix. On pourrait croire que ce serait beaucoup plus cher avec l’assurance. Ce n’est pas le cas. C’est vraiment une question de vérification du secteur, et vérification d’identité, on va dire, de la personne, pour pouvoir le faire bénéficier de cette assurance. On a des contraintes de nos contrats d’assurance sur la zone où on exerce, sur la sinistralité. Donc c’est une petite question qu’on veut vérifier avec le client pour lui faire bénéficier de ça. 

−       Est-ce que tu souhaites, parce que ça, ça peut être un élément qui rassure aussi, de se dire : « Quelle est la société d’assurance qui vous assure ? » Est-ce que c’est une grosse entreprise ? Ou c’est confidentiel, peut-être ?

−       Non, ce n’est pas confidentiel. En fait, c’est la société Aon-Benfield qui est notre courtier. Avec son aide, on a construit l’ensemble… Une assurance, c’est compliqué. Il y a des réassureurs, il y a des assureurs et c’est toute une chaîne. Il n’y a pas qu’Aon dans l’histoire. Il y a la Cena, aussi, qui fait partie du jeu. Il y a aussi un réassureur qui est derrière. L’assurance, c’est vraiment un monde à part, et qui est très contrôlé. Et on a fait le choix de partir avec eux, parce qu’ils ont une assise qui nous permette de pouvoir nous maintenir. Typiquement, quand on a une pandémie mondiale, Covid, nous, pour la petite histoire, on a une sinistralité qui a explosé à cause de soirées qui étaient organisées près des appartements. Et donc, si on ne s’appuyait pas sur un assureur, et si parfois, on a des clients qui veulent s’auto assurer, c’est typiquement ce genre de cas où là, on est bien content d’avoir un SWIKLY qui est garanti par un gros assureur pour pouvoir compenser un peu tous ces risques où tout d’un coup, en un mois, on a plein de sinistres sur des locations d’appartements.

−       Ça a été facile pour vous, dans ces circonstances-là, de récolter des cautions, de faire en sorte que l’argent soit renvoyé aux propriétaires et aux professionnels de la location courte durée ? 

−       Dans le cadre du Covid, tu veux dire ? 

−       Oui, dans le cadre du Covid et de toutes les fêtes qu’il y a eu. Ça a été pour récolter l’argent ? 

−       On a une sinistralité qui a explosé, c’est ça le problème. C’est-à-dire que si on n’avait pas eu cette assurance, et si on n’avait pas une assurance qui avait eu des reins solides, on aurait eu, en effet, des problèmes. C’est pour ça qu’on a fait ces choix-là. Une assurance, c’est bien le principe, c’est-à-dire que globalement, sur plusieurs années, on essaye évidemment de vivre avec des primes. Ils sont supérieurs à nos sinistres, mais ça sert à couvrir ces problématiques-là, où tout d’un coup, on a une région, une zone où on explose. Et nous, ça nous permet d’avoir une assise sérieuse pour dire à nos clients : « Ne vous inquiétez pas, c’est garanti. ». 

−       En fait, ça signifie aussi que votre société est innovante. Dis-moi encore une fois si je me trompe, mais elle est innovante d’un point de vue bancaire. En levée de fonds, vous avez des sociétés de banque qui vous ont soutenu. Mais aussi d’un point de vue assurantiel, en fait. C’est ça ? 

−       Oui. 

−       Parce que vous avez aussi des assureurs qui vous ont soutenu dans la levée de fonds. 

−       Complètement. C’est un peu les tendances, tu sais, dans les start-ups. On est en plein dans ce qu’on appelle la Fintec. C’est les nouvelles sociétés assurantielles et financières. On mixe, en effet, l’ingénierie un peu monétique, on est sur une empreinte de carte bancaire, et un peu d’ingénierie assurantielle pour faire un service simple et automatique pour nos clients. 

−       Top. Une autre question qui peut se poser sur les services que vous proposez. Est-ce qu’il va falloir faire un état des lieux à chaque passage de voyageurs ? Si oui, comment ? 

−       L’état des lieux dans la location saisonnière, il n’est pas obligatoire. Nous on le conseille fortement, parce que ça évite plein de discussions avec ses guests, mais il n’est pas obligatoire comme dans la location longue durée. Nous, on a mis en place des outils pour le faciliter. Ça veut dire que quand on s’inscrit chez SWIKLY, on a une petite case à cocher qui est déjà cochée par défaut, qui va venir proposer à votre client un système d’état des lieux en ligne où il peut prendre des photos à son arrivée et à son départ. Et en cas de problème, on peut utiliser ces photos pour faciliter la preuve d’une dégradation. Mais par défaut, je ne sais pas si toi, tu l’as déjà étudié avec des avocats spécialisés, par défaut, dans la location saisonnière, ce n’est pas obligatoire, l’état des lieux. 

−       Mais ça, je ne savais pas. 

−       En fait, il faut bien voir SWIKLY comme un outil. C’est-à-dire que c’est un outil qui permet de prendre une caution. On fournit un système d’état des lieux pour simplifier tout ça, mais au bout du bout, c’est quand même important de faire comprendre que c’est le propriétaire, le gestionnaire, qui est responsable devant la loi d’un encaissement ou pas. On n’est pas arbitre de l’encaissement de la caution, c’est à dire que si quelqu’un voulait débiter une caution alors qu’il n’avait pas le droit, il peut se faire poursuivre par le guest, si jamais, il fait n’importe quoi avec un outil. C’est comme quand on voit un couteau. Avec un couteau, on peut couper sa viande, et on peut tuer quelqu’un. Là, c’est exactement le même parallèle. Il y a bien une responsabilité, et heureusement. Quelque part, il y a des lois qui permettent de contrôler tout ça. Et l’état des lieux participe à la preuve. Pour information, on va renforcer un peu cet aspect-là chez SWIKLY pour le rendre un peu plus formel. On va fournir, par exemple, des signatures électroniques sur des photos, des choses comme ça. 

−       D’accord. Si on se met en situation, par exemple, moi j’ai souscrit à SWIKLY, j’ai mon appartement, la personne est passée, elle a payé une caution de 150 euros. Le séjour du voyageur s’arrête, la personne chargée du ménage qui travaille avec moi va dans l’appartement, et elle m’écrit : « Élise, il n’y a plus de télé. » On avait une télé qui vaut, on va dire, 100 euros. Il n’y a plus de télé. Comment ça se passe ? Moi, j’ai souscrit à SWIKLY, est-ce que tu peux me dire ce que je dois faire, et qu’est-ce qu’on va me demander ? 

−       Donc là, si tu as souscrit à SWIKLY, tu as une caution de 300 euros, on va dire, que tu as sécurisé au préalable avec nous. Donc, tu vas venir sur ton back-office, sur ton compte. Tu vas aller sélectionner la caution du guest en question, et tu vas demander un encaissement de 100 euros. Quand tu fais cette demande, on te propose d’attacher des pièces justificatives associées. Donc là, ça peut être une pièce justificative que tu peux faire tout de suite en prenant une photo, simplement, du meuble : la télé, et peut-être d’une facture initiale d’achat, et une facture de remplacement. Tu pourras venir attacher après avoir acheté la nouvelle télé. Et à partir de là, nous, on va encaisser le montant. Si on y arrive tout de suite, très bien, on donnera l’argent qui vient de la carte du guest. Si on n’y arrive pas, au bout de 30 jours, on va activer notre assurance à partir des pièces justificatives que tu nous auras données, pour dire : « Regardez, j’ai un sinistre. Je n’ai pas pu récolter l’argent sur la carte du guest, et j’ai bien une facture d’achat d’une nouvelle télé. Merci de nous rembourser. » Et on va partir de là pour être remboursé. 

−       Top. Il y a aussi le cas d’un appartement très sale, tu vois, ou en fait, la personne qui s’occupe du ménage, elle arrive et me dit : « Élise, au lieu d’y passer une heure et demie, là, je vais y passer quatre heures. » Comment on doit gérer cette situation-là ? 

−       De la même façon : tu prends une photo. Si tu as une société externe de ménage, tu peux très bien demander une facturation d’extra. « J’ai passé deux heures de plus », donc tu as une pièce justificative qui va dire : « J’ai deux heures de plus de ménages facturés à temps. » C’est la base pour demander l’encaissement de ta caution, donc il n’y a pas de souci. Avec des photos, ça peut passer aussi. C’est-à-dire que tu nous montres une photo datée, tu nous montres un appartement qui est complètement sens dessus dessous. Ça suffit avec l’assurance pour encaisser un montant.

−       D’accord. Top. Ça veut dire aussi que si c’est moi qui m’occupe du ménage, rien que de donner les photos, ça permet d’encaisser pour me rémunérer du temps passé. 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Interview Investisseur 2.0 : interview Elise Ripoche

−       Absolument. 

−       OK, super. Très clair. Il y a aussi un sujet qui peut être problématique. Quand on avait discuté, je t’en avais parlé, parce que j’avais eu un écho, aussi, d’une amie proche par rapport à ça. Quand on envoie le lien SWIKLY, on peut avoir des voyageurs qui ne comprennent pas. Ils peuvent se dire : « J’ai payé sur Booking une réservation à je ne sais pas combien, là, on m’envoie un truc, on me demande 400 balles en plus. C’est quoi cette histoire ? » Comment gère-t-on cette situation-là ? Comment vous aidez à gérer cette situation-là ? Parce que ça peut parfois mener à des annulations de réservations, en fait.

−       C’est vrai qu’au début, on avait beaucoup de cas comme ça. C’est vrai qu’aujourd’hui, on en a un peu moins, parce qu’on est un peu plus connu. Et puis, quand on tape « SWIKLY caution en ligne sur internet », on voit qu’on a de bonnes notes de nos clients. Mais en fait, très vite, on a voulu former et informer nos clients, et on propose un petit kit d’explication, soit à envoyer à son guest automatiquement dans la communication, soit mettre sur ses annonces, sur les annonces airbnb, booking.com. On peut décrire : « Attention, il y a une caution qui va être prise. C’est notre partenaire, SWIKLY. » Et donc, ça facilite énormément sa petite communication, ces choses.

−       Oui. Ce que je trouve intéressant, dis-moi, si le wording, si les mots sont les bons, mais c’est aussi d’évoquer aux voyageurs qu’en fait, c’est une empreinte. Je ne sais pas comment le dire, tu vois, mais de préciser qu’en fait, sa carte ne sera pas débitée. Est-ce qu’on peut dire que ça va être une empreinte ? C’est correct, ça ? 

−       Oui, tu peux dire que c’est une empreinte. Son empreinte de carte bancaire. Il n’y a pas de terme officiel dans la monétique, mais en effet, il n’y a pas de préautorisation, il n’y a pas de blocage des fonds. Et c’est un peu notre valeur ajoutée. On n’embête pas le guest quand il dépose sa caution. Il a une carte qu’il peut utiliser par la suite pendant ses vacances. 

−       Oui. Au final, je pense que c’est la façon de le présenter aussi aux voyageurs. Il y a une part de pédagogie à avoir, parce qu’on peut avoir des voyageurs qui n’ont jamais… même si comme tu dis, vous avez une notoriété grandissante, et puis le site est bien fait. C’est-à-dire que quand on tape SWIKLY, on comprend tout de suite de quoi il s’agit. Mais cette part de pédagogie pour un voyageur qui n’a pas le temps et regarde rapidement, ça peut bien aider, notamment sur l’état des lieux, aussi, tu vois. Tu as précisé un truc intéressant, c’est qu’en fait, on permet aux voyageurs de prendre les photos quand ils arrivent, expliquer aux gens qu’on n’est pas en train de leur faire un état des lieux avant même qu’ils aient mis les pieds dans l’appart. 

−       Oui, complètement.

−       Ça, c’est important. Il y a d’autres questions aussi. Il y a notamment une autre question qui se pose en général. Là, c’est plutôt le côté pro. C’est : « Je n’ai pas la carte g, est-ce que je peux utiliser SWIKLY ? Parce que je ne peux pas prendre l’argent moi-même sur ma société. » Comment ça se passe ? 

−       On a beaucoup de clients qui sont dans ce cas-là. En fait, on a fait un système de hiérarchie de compte. On peut se créer un compte SWIKLY, qui est le compte du gestionnaire de la conciergerie, et on va venir à attacher des comptes propriétaires. Un compte SWIKLY, c’est quoi ? C’est le moyen de prendre des cautions, et surtout un compte destinataire. Un compte bancaire destinataire qui recevra les montants des cautions si jamais il y a une dégradation. Et c’est bien ce principe-là qui est intéressant dans le cadre d’un gestionnaire sans carte g, c’est-à-dire qu’il pourra avoir une hiérarchie de comptes qui seront destinataires des encaissements de caution, et on fournit un outil qui simplifie tout ça. Donc c’est un compte SWIKLY, on peut facilement aller sur chacun de ses comptes propriétaire, demander un encaissement, et dans ce cas-là, l’argent ira directement sur le compte du propriétaire. 

−       C’est vraiment parfait. C’est un peu la même façon de gérer que les annonces Airbnb ou Booking, qui sont au nom du propriétaire. On englobe le truc, et ça, c’est top. Même sans carte G, on peut complètement utiliser SWIKLY, ce n’est pas un problème. On ne va pas devoir encaisser soi-même de l’argent. 

−       C’est très cadré. On a l’encaissement pour compte de tiers, c’est un des sujets qu’on a abordés depuis la création de SWIKLY. On s’appuie sur un système de comptes bancaires, une filiale du Crédit Mutuel qui nous permet, justement, de créer tous les comptes au niveau des noms des propriétaires, et de respecter la loi en ce sens. 

−       Top. Tu vois, je ne soupçonnais pas que c’était un élément très encadré juridiquement, tu vois. 

−       C’est très encadré. Dès qu’on parle d’argent, de manière générale, il y a un système de suivi. Je ne sais pas si tu connais, mais il y a un système européen qui s’appelle tracfin, qui t’impose, dès que tu ouvres un compte ou un simili compte bancaire au nom d’un client, qui t’impose de connaître ton client. Donc on demande, tu en as peut-être entendu parler, ce qu’on appelle des kawaici. C’est en gros des informations minimales. Tu as ouvert un compte bancaire, pour simplifier, dans un établissement bancaire, il faut que tu fournis… À nos clients qui s’inscrivent, dès qu’on doit leur verser 1 euro, on leur demande une pièce d’identité, un justificatif de domicile, un acabit, pour justement pouvoir dire à la banque : « Regardez, c’est quelqu’un de respectable. » C’est une obligation légale. Ça nous embête, parce que c’est un peu un frein à la croissance. Mais ça fait partie de la sécurité. 

−       OK. Pour s’assurer que vous ne blanchissez pas l’argent de la drogue.

−       Exactement. 

−       Ça, c’est plutôt pas mal. Une autre question qui se pose beaucoup, et que je voulais aussi absolument te poser aujourd’hui : pourquoi SWIKLY versus Stripe ? On sait qu’en location saisonnière, certains utilisent Stripe. Quelle réponse tu donnes à ça ?

−       Nous, ce qu’on apporte en plus, c’est surtout l’automatisation. Tout ce qui est connexion, renvoi d’une demande de caution. Stripe est très bien pour les paiements, nous, on est vraiment axé sur la caution. La demande automatique d’une caution en ligne, connectée avec une réservation qui tombe dans ton Channel manager, ça, c’est vraiment notre métier. Et ça permet de te faire gagner du temps. Ça, c’est le premier élément : l’automatisation. Deuxième élément, j’en ai un peu parlé, c’est-à-dire que Stripe va venir faire une préautorisation, c’est-à-dire qu’il va venir bloquer le plafond de la carte. Et donc, si tu demandes une caution de 1 000 euros, tu vas tenter de bloquer 1 000 euros sur la carte. Si la carte dit non, tu ne peux pas prendre de caution. Donc là, il faut que tu orientes, à ce stade, ton guest, et dire : « Est-ce que vous pouvez me faire un chèque ? Est-ce que vous pouvez me faire un virement ? » Là, ça commence à être compliqué. Le troisième élément, où on est différenciant par rapport à Stripe, c’est que comme on ne prend pas de préautorisation, qu’on a tout le système d’assurance qui est avec nous… Stripe, c’est une obligation légale, ne peut prendre une préautorisation en ligne que pour sept jours.  Donc au huitième jour, et c’est souvent pour une semaine d’habitude, donc si tu prends ta caution le vendredi soir, sept jours après, tu ne peux plus. Le samedi matin, tu ne peux plus. Donc nous, on peut venir sécuriser une caution avec un système d’assurance sur un mois, deux mois, trois mois voire même, six mois, parfois en fonction des secteurs d’activité. 

−       Donc ça veut dire aussi que si par exemple, j’ai un voyageur qui reste pour de la moyenne durée, donc ça sort un petit peu du cadre de Airbnb et Booking, mais quelqu’un qui prend un appart pour deux mois…

−       C’est complètement dans nos cordes. On a une limite de délai qui est autour de six mois. Souvent, le standard, c’est trois mois. Suivant les négociations qu’on a avec nos clients, on peut aller un petit peu au-dessus. Parce qu’après, c’est une question d’assurance : quelle est la sinistralité du secteur, et comment on sait garantir ses longueurs ? Sur Stripe, aussi, la carte a un délai d’expiration. Une carte, tu sais, ça dure trois ans à peu près en moyenne. Et donc, nous, on vient vérifier, évidemment, qu’au moment de la sortie du guest, la carte est encore valable, pour pouvoir, au cas où, débiter des cautions. 

−       Donc si on signe un bail mobilité, par exemple, qui sort un peu d’Airbnb et de Booking, on peut faire sa caution avec SWIKLY ? 

−       Sur le bail mobilité, tu arrives à mes limites de connaissances, parce que je ne sais pas si on peut prendre une caution. Il me semblait que c’était interdit. Je ne sais pas si ça peut se faire.

−       Oui, peut-être que je dis une bêtise. 

−       En tout cas, pour la longue durée, peu importe le bail, l’outil juridique que tu prends pour faire ta location, ça peut être une location standard sur deux mois, trois mois, sans utiliser ce bail mobilité. Et en effet, là tu peux prendre une caution SWIKLY. 

−       Oui. En fait, le bail mobilité, on retombe dans les règles liées aux différents…

−       Oui. 

−       Super intéressant. Merci beaucoup, Xavier, pour toutes ces informations. C’était hyper intéressant, hyper précieux de t’entendre nous le partager, nous l’expliquer. 

−       Merci à toi de m’avoir invité.

−       Merci pour tout ça, et puis au plaisir de ré échanger. On aura peut-être des questions sous la vidéo, donc je n’hésiterai pas à t’en faire part pour qu’on puisse apporter des réponses. 

N’hésitez pas. Si vous avez envie de poser des questions à Xavier, n’hésitez pas à écrire ça en commentaire de la vidéo. Je m’assurais soit d’alerter Xavier, soit de récolter la réponse de Xavier, et de vous faire la réponse sans problème. 

−       Merci encore, Xavier, pour le temps que tu as passé avec nous. C’était très chouette. 

−       Merci beaucoup, 

Si vous n’êtes pas abonnés à la chaîne YouTube, n’hésitez pas à le faire. Cliquez juste sur « s’abonner », ça va notamment vous avertir quand j’arrive en live toutes les semaines le mardi à midi et le jeudi à midi. Donc, n’hésitez pas à le faire, et puis vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, télécharger notre bonus des six erreurs à ne pas faire quand vous faites les prix de votre location saisonnière. Moi, je vous dis à très vite pour une prochaine vidéo. 

Partagez l'article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.